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Petites ou grosses bouchées pour bouger davantage au cégep?

JL

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Jérôme Leriche : Cégep de Sherbrooke

Résumé de la communication

Les cégépien.nes n’échappent pas à la baisse de pratique d’activité physique (PAP) depuis la pandémie. Comment les cours d’éducation physique pourraient-ils s’attaquer à cette problématique? Notre projet visait à évaluer l’effet de deux approches pédagogiques sur la PAP et la motivation. L’approche du groupe contrôle visait 150 minutes de PAP par semaine pour tous alors que le groupe expérimental vivait une augmentation progressive de la PAP par tranches de 30 minutes. Les effets de ces deux approches ont été évalués au moyen de questionnaires validés pour mesurer la PAP déclarée et la motivation en début et fin de session. L’échantillon comprenait 113 individus dans le groupe contrôle et 170 dans le groupe expérimental. Des tests T ont été effectués avec le logiciel SPSS pour comparer les deux approches. Nos résultats montrent que les niveaux de PAP rapportés sont généralement faibles et que 28,6 % des répondant.es déclarent ne pas faire de PAP. Aucune des deux approches testées n’a eu d’effet significatif sur la PAP. Nous avons observé des différences significatives en hausse pour la motivation externe dans le groupe contrôle. Ces résultats diffèrent de ceux de précédentes études, qui avaient rapporté des augmentations de la PAP et de la motivation autodéterminée. De nouvelles recherches devront se pencher sur des stratégies pédagogiques d’augmentation de la PAP au cégep.

Résumé du colloque

La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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