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Peut-on représenter l’autisme en image? Représentations graphiques de l’autisme évaluées par des personnes autistes

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Claude Louise Normand : UQO - Université du Québec en Outaouais

Résumé de la communication

L’autisme a longtemps été représenté par une ou plusieurs pièces de casse-tête. Des défenseur.e.s des personnes autistes proposent d’abandonner cette représentation qui laisse croire que leur cerveau est défectueux et un problème à résoudre. Le projet de recherche Diversité de paroles visait à identifier la terminologie à privilégier pour désigner les personnes autistes, de même que les termes associés à diverses images pouvant représenter l’autisme. Méthode : Étude participative comprenant 4 chercheuses et 4 collaborateur.trice.s autistes qui ont contribué à la création, avec une graphiste professionnelle, de 13 représentations imagées de termes pouvant désigner l’autisme. Ces termes étaient : personne sur le spectre de l’autisme, personne avec autisme, personne ayant un trouble du spectre de l’autisme, personnes avec une condition autistique, autiste, personne autiste, Aspi, Asperger, personne neurodivergente, neurodivergente, personne avec des habiletés spéciales, personne vivant avec l’autisme. Participant.e.s : 186 personnes autistes, proches ou intervenant.e.s ont répondu à cette question. Résultats : Seules deux images semblaient illustrer clairement un concept. Des participant.e.s ont dit que la tâche était difficile, voire impossible; d’autres ont refusé de se prononcer, invoquant qu’elles n’aimaient pas cette question. Conclusion : Aucune image ne peut représenter sans ambiguïté les concepts liés à l’autisme, et il peut être mal vu de tenter de le faire.

Résumé du colloque

La thématique retenue dans le cadre de ce colloque porte sur l’apport de la recherche et du développement des pratiques pour favoriser l’inclusion des personnes autistes* ou présentant une déficience intellectuelle (DI). Avec l’adoption des objectifs de développement durable et de l’agenda « Ne laisser personne de côté », il y a un élan mondial pour garantir que les groupes marginalisés, notamment les personnes autistes ou présentant une DI, soient inclus et pris en compte dans les principaux efforts de développement (ONU, 2023). Une société juste et équitable prône la non-discrimination, la pleine participation, le respect des différences et l’acceptation des diversités, y compris la neurodiversité (I SAID, 2023). Divers principes et pratiques vont dans le sens d’une considération des personnes autistes ou présentant une DI comme partie intégrante de la société : individualisation des réponses aux besoins, valorisation et reconnaissance de chacun et chacune, égalité de droits, respect des droits et libertés individuels, citoyenneté pour tous et toutes ainsi qu’ouverture à la différence. Cependant, certains défis persistent. Il subsiste une différence entre la volonté d’inclusion et la réalité. Les principes d’inclusion ne sont pas respectés par tout le monde et les pratiques inclusives ne sont pas mises en place partout. Ainsi, la réussite de l’inclusion ne repose pas que sur la personne elle-même, mais aussi sur la société (Botha et Frost, 2020). L’inclusion vise la transformation des différents milieux de vie de la personne (familial, de garde, d’études, de loisir et de travail) pour les adapter à ses particularités. Travailler pour l’inclusion signifie que l’on accepte d’adapter les pratiques et l’environnement pour que chaque personne puisse exprimer son plein potentiel.

* En accord avec les préférences de la majorité de la communauté autiste, l’expression « personne autiste » est employée pour désigner une personne ayant un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (Fecteau et al., soumis).

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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