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Présentation de la Batterie d’évaluation sommaire du langage (BESom; Paul, 2024)

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Marianne Paul : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Les orthophonistes doivent évaluer différentes facettes du langage d’un enfant afin de pouvoir émettre une conclusion orthophonique. Afin de permettre une évaluation riche des habiletés langagières des enfants en utilisant le moins d’outils possibles, une nouvelle batterie d’évaluation a été créé et mise à l’essai auprès d’enfants au développement typique de 4 ans et d’enfants autistes entre 4 et 7 ans. Cette batterie novatrice, la Batterie d’évaluation sommaire du langage (BESom; Paul, 2024), est composé de quatre sous-tests. Le premier est une tâche de dénomination, présentée de manière à permettre l’évaluation de la phonologie, du vocabulaire réceptif et expressif, ainsi que de l’accès lexical. Les items de cette tâche sont inclus dans ceux du second sous-test, une tâche de répétition de phrases variant en difficulté sur les plans de la syntaxe, du vocabulaire, de la phonologie et de la longueur des énoncés. Le troisième sous-test, comportant des scénarios de trois images, est construit de manière à maximiser les chances que les items du premier sous-test soit dit par l’enfant. La quatrième tâche est une tâche d’apprentissage de nonmots, afin de documenter la progression de la précision articulatoire lors de chaque administration, cette tâche étant administrée au début et entre les autres sous-tests. Les étapes de développement de cette batterie, dont la dernière fut une vérification de la validité sociale auprès des enfants autistes, seront présentées.

Résumé du colloque

La thématique retenue dans le cadre de ce colloque porte sur l’apport de la recherche et du développement des pratiques pour favoriser l’inclusion des personnes autistes* ou présentant une déficience intellectuelle (DI). Avec l’adoption des objectifs de développement durable et de l’agenda « Ne laisser personne de côté », il y a un élan mondial pour garantir que les groupes marginalisés, notamment les personnes autistes ou présentant une DI, soient inclus et pris en compte dans les principaux efforts de développement (ONU, 2023). Une société juste et équitable prône la non-discrimination, la pleine participation, le respect des différences et l’acceptation des diversités, y compris la neurodiversité (I SAID, 2023). Divers principes et pratiques vont dans le sens d’une considération des personnes autistes ou présentant une DI comme partie intégrante de la société : individualisation des réponses aux besoins, valorisation et reconnaissance de chacun et chacune, égalité de droits, respect des droits et libertés individuels, citoyenneté pour tous et toutes ainsi qu’ouverture à la différence. Cependant, certains défis persistent. Il subsiste une différence entre la volonté d’inclusion et la réalité. Les principes d’inclusion ne sont pas respectés par tout le monde et les pratiques inclusives ne sont pas mises en place partout. Ainsi, la réussite de l’inclusion ne repose pas que sur la personne elle-même, mais aussi sur la société (Botha et Frost, 2020). L’inclusion vise la transformation des différents milieux de vie de la personne (familial, de garde, d’études, de loisir et de travail) pour les adapter à ses particularités. Travailler pour l’inclusion signifie que l’on accepte d’adapter les pratiques et l’environnement pour que chaque personne puisse exprimer son plein potentiel.

* En accord avec les préférences de la majorité de la communauté autiste, l’expression « personne autiste » est employée pour désigner une personne ayant un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (Fecteau et al., soumis).

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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