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Gabrielle Vanasse : Université de Montréal
L’autisme est caractérisé par des déficits persistants dans la communication et les interactions sociales, la présence d’intérêts restreints et des comportements répétitifs. Ce diagnostic coexiste souvent avec le TDAH, qui peut engendrer des déficits au niveau des fonctions exécutives. La comorbidité entre les deux troubles peut expliquer la présence de déficits exécutifs chez les jeunes autistes. Le programme d’intervention sur les fonctions attentionnelles et métacognitives (PIFAM), conçu pour actualiser le potentiel métacognitif des jeunes avec des défis attentionnels et exécutifs, a été expérimenté auprès des jeunes autistes. La validité sociale des programmes ciblant les individus autistes est souvent examinée, mais un manque de sollicitation directe des bénéficiaires persiste. L’objectif de cette communication est d’observer si les jeunes autistes peuvent témoigner de la validité sociale d’un programme d’intervention qui leur est destiné. Huit participants âgés de 10 à 14 ans ont bénéficié du PIFAM. Ils ont rempli une fiche de suivi et un entretien individuel. Les résultats démontrent qu’ils peuvent exprimer leur appréciation et leur contentement à l’égard du PIFAM. Le niveau d’acceptabilité des procédures est élevé et le niveau de satisfaction rapporté favorise la généralisation des acquis et la conscience de soi. Les jeunes autistes peuvent donc témoigner de la validité sociale d’une intervention reçue et de l’importance sociale de son efficacité.
La thématique retenue dans le cadre de ce colloque porte sur l’apport de la recherche et du développement des pratiques pour favoriser l’inclusion des personnes autistes* ou présentant une déficience intellectuelle (DI). Avec l’adoption des objectifs de développement durable et de l’agenda « Ne laisser personne de côté », il y a un élan mondial pour garantir que les groupes marginalisés, notamment les personnes autistes ou présentant une DI, soient inclus et pris en compte dans les principaux efforts de développement (ONU, 2023). Une société juste et équitable prône la non-discrimination, la pleine participation, le respect des différences et l’acceptation des diversités, y compris la neurodiversité (I SAID, 2023). Divers principes et pratiques vont dans le sens d’une considération des personnes autistes ou présentant une DI comme partie intégrante de la société : individualisation des réponses aux besoins, valorisation et reconnaissance de chacun et chacune, égalité de droits, respect des droits et libertés individuels, citoyenneté pour tous et toutes ainsi qu’ouverture à la différence. Cependant, certains défis persistent. Il subsiste une différence entre la volonté d’inclusion et la réalité. Les principes d’inclusion ne sont pas respectés par tout le monde et les pratiques inclusives ne sont pas mises en place partout. Ainsi, la réussite de l’inclusion ne repose pas que sur la personne elle-même, mais aussi sur la société (Botha et Frost, 2020). L’inclusion vise la transformation des différents milieux de vie de la personne (familial, de garde, d’études, de loisir et de travail) pour les adapter à ses particularités. Travailler pour l’inclusion signifie que l’on accepte d’adapter les pratiques et l’environnement pour que chaque personne puisse exprimer son plein potentiel.
* En accord avec les préférences de la majorité de la communauté autiste, l’expression « personne autiste » est employée pour désigner une personne ayant un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (Fecteau et al., soumis).
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