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Réformes boiteuses en République Démocratique du Congo. Problèmes et méthodes de communication des courants de solutions face au pouvoir politique

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Honoré Bolinde Bolinde : Université Senghor d'Alexandrie

Résumé de la communication

Selon Thierry Vircoulon, on ne peut pas parler de la reconstruction post-conflit en RDC étant donné que le pays n’est pas encore sorti de cercle de la violence. Avec ses 2345 410 km2, le pays se classe parmi les pays fragiles et les plus pauvres au monde, l’un des 15 pays les plus corrompu au monde selon le rapport de la Transparency International 2023, et ce, malgré ses potentialités en ressources naturelles du sol et du sous-sol.

Depuis plusieurs années, le pays a fait l’objet de plusieurs plans de refondation de l’Etat, surtout des acteurs internationaux. Malgré leur volonté, les réformes portées des Médecins traitants ont montré leurs limites. Les réformes importées, fondées sur des normes et des pratiques internationales, pèchent par méconnaissance du terrain, surestimation des capacités d’action de l’État et sous-estimation des enjeux de pouvoir et des stratégies de refus de l’institutionnalisation. Elles sont inéluctablement créatrices de déception pour les populations.

Critiquant cette approche, un autre courant a vu le jour pour la production des connaissances scientifiques par des acteurs locaux afin d’éclairer les dirigeants dans la prise des décisions politiques. Ce courant rentre dans le cadre d’idées sur ce qu’on a appelé : les solutions africaines aux problèmes africains. Il met en centre le rôle que doivent universités (élites scientifiques) dans la production des savoirs accessibles et utiles pour les transformations des sociétés africaines.

Résumé du colloque

La science est invoquée et utilisée par les pouvoirs exécutifs et législatifs depuis longtemps. Une proportion significative de scientifiques se prêtent à l’exercice et offrent ainsi des conseils scientifiques sous une forme plus ou moins directe.

Peu de scientifiques sont toutefois au fait que le champ de recherche scientifique sur le conseil scientifique est très dynamique. Ce champ offre des constats et des théories qui devraient éclairer les pratiques de conseil scientifique et permettre de questionner plus généralement ses conditions de pertinence et de légitimité.

La recherche contemporaine sur le conseil scientifique porte, sans s’y limiter, sur les thèmes suivants :

  1. L’utilisation de la science par les pouvoirs exécutif et législatif, y compris l’influence des scientifiques sur les politiques publiques et l’utilisation symbolique de la science par les décideurs.
  2. La frontière floue et changeante entre science et politique, sans oublier la politisation de la science par les élus et le militantisme de scientifiques.
  3. L’interprétation par les décideurs de l’incertitude et des désaccords scientifiques, incluant leur stratégie d’évaluation de la crédibilité des experts impliqués.
  4. Les rôles d’organismes intermédiaires dans la prise en compte de la science par le politique, y compris les organismes experts comme les banques centrales et les agences de santé publique, mais aussi les médias traditionnels et sociaux.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : François CLAVEAU
section icon Date : 14 mai 2024

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