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Relation entre l’indice climatique de réchauffement global et la variabilité temporelle de la sécheresse éco-hydrologique en hiver au Québec méridional

HG

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Habiboulaye Gano : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

De nombreux travaux ont été déjà consacrés à l’analyse de la relation entre les indices climatiques et les débits de rivières au Québec méridional. Cependant, aucun de ces travaux n’a jamais utilisé l’indice climatique de réchauffement global pour déterminer son influence sur la variabilité temporelle des débits. Pour combler cette lacune, cette étude a pour objectif de comparer l’influence de cet indice à celle des autres indices déjà utilisés au Québec méridional pour expliquer la variabilité temporelle de la sécheresse éco-hydrologique (durée et intensité). L’étude est fondée sur l’analyse des débits journaliers hivernaux de 17 rivières réparties dans les trois régions hydroclimatiques pendant la période 1950-2023 au moyen de plusieurs méthodes statistiques. La sécheresse éco-hydrologique est définie comme le nombre de jours pendant lesquels les débits journaliers sont inférieurs aux débits réservés écologiques pour la protection des habitats des différentes espèces de poissons qui peuplent les rivières du Québec. Le résultat de cette étude révèle un lien négatif entre cet indice climatique et la sécheresse éco-hydrologique. Ce lien signifie que la durée et l’intensité de cette sécheresse diminuent dans le temps dans toutes les rivières du Québec en raison de la hausse de la température dont les impacts se traduisent par la hausse de la quantité de pluies en automne, principale source des débits d’étiages en hiver, et la fonte précoce de neige en hiver.

Résumé du colloque

Des risques à réévaluer

2023 est l’année des records. Record des températures d’abord : juillet 2023 a été le mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde avec 0,51 degré au-dessus de la moyenne 1991-2020. Des sécheresses, ensuite : l’Europe a connu une sécheresse historique durant l’été 2023. Des incendies, enfin : à la mi-août, le Canada enregistre plus de 14 millions d’hectares de surface brûlée, dont plus de 700 000 hectares pour le Québec, selon la SOPFEU à la même période. Pourtant, le Canada est un précurseur dans la prévision du risque d’incendies de forêt avec l’indice forêt-météo, de Ressources naturelles Canada, qui évalue le risque d’incendie sur une base quotidienne. Le calcul du risque est renforcé par une couverture satellitaire des points chauds partout au pays, avec à la clé une cartographie du risque. Mais le Canada est un pays de forêts, et la forêt est à la fois victime des incendies et vecteur, car elle fournit elle-même le carburant (combustible). Paradoxalement, c’est la zone nordique qui est la plus touchée. Le 15 août, la Ville de Yellowknife, au nord du 62e parallèle, ordonne l’évacuation de ses 20 000 habitants en raison de menaces d’incendies. Les conditions météorologiques y étaient favorables à cause de la sécheresse qui a sévi. Les causes des incendies sont pour plus de 80 % d’origine naturelle (foudre). En juin déjà, un grand nombre de foyers sont déclarés incontrôlables. Faut-il revoir l’indice forêt-météo à la lumière des changements climatiques? Les défis demeurent énormes aussi sur les plans de la prévention et de l’adaptation à ces risques, et les recherches doivent mettre l’accent sur ces aspects.

Les recherches devraient se poursuivre également sur d’autres risques, plus récurrents. La cartographie des zones inondables, par exemple, est à parfaire, et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes, à améliorer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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