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Edith Dubé : UQO - Université du Québec en Outaouais
Certaines caractéristiques liées à l’autisme, en plus de l’environnement non adapté pour répondre aux besoins des personnes autistes leur font vivre plus de stress. L’adolescence est reconnue pour son lot de stress et ses conséquences à long terme sur le développement. Il est donc pertinent d’outiller les adolescent.e.s autistes pour faire face aux situations stressantes et prévenir les impacts futurs. Le programme Dé-stresse et progresse© du Centre d’étude sur le stress humain (2013), composé de 5 ateliers de 50 minutes, a été adapté pour les adolescent.e.s autistes en milieux scolaires. Huit écoles de quatre régions administratives du Québec ont participé à cette étude qui s’est déroulée en contexte de pandémie mondiale entre septembre 2020 et mars 2022. Les ateliers ont été offerts par des intervenant.e.s formé.e.s des milieux scolaires participants. Nous avons évalué la fidélité de l’implantation du programme auprès des 19 groupes d’élèves à l’aide d’une grille complétée par deux évaluatrices, adressant cinq concepts: temps, adhérence, participation, dosage, qualité. Suivant le 5e et dernier atelier, les animateur.trice.s et enseignant.e.s ont été invité.e.s à participer à des groupes de discussion pour partager leur expérience et impressions. Les résultats préliminaires de la fidélité de l’implantation et des recommandations seront abordés dans la présente affiche.
La thématique retenue dans le cadre de ce colloque porte sur l’apport de la recherche et du développement des pratiques pour favoriser l’inclusion des personnes autistes* ou présentant une déficience intellectuelle (DI). Avec l’adoption des objectifs de développement durable et de l’agenda « Ne laisser personne de côté », il y a un élan mondial pour garantir que les groupes marginalisés, notamment les personnes autistes ou présentant une DI, soient inclus et pris en compte dans les principaux efforts de développement (ONU, 2023). Une société juste et équitable prône la non-discrimination, la pleine participation, le respect des différences et l’acceptation des diversités, y compris la neurodiversité (I SAID, 2023). Divers principes et pratiques vont dans le sens d’une considération des personnes autistes ou présentant une DI comme partie intégrante de la société : individualisation des réponses aux besoins, valorisation et reconnaissance de chacun et chacune, égalité de droits, respect des droits et libertés individuels, citoyenneté pour tous et toutes ainsi qu’ouverture à la différence. Cependant, certains défis persistent. Il subsiste une différence entre la volonté d’inclusion et la réalité. Les principes d’inclusion ne sont pas respectés par tout le monde et les pratiques inclusives ne sont pas mises en place partout. Ainsi, la réussite de l’inclusion ne repose pas que sur la personne elle-même, mais aussi sur la société (Botha et Frost, 2020). L’inclusion vise la transformation des différents milieux de vie de la personne (familial, de garde, d’études, de loisir et de travail) pour les adapter à ses particularités. Travailler pour l’inclusion signifie que l’on accepte d’adapter les pratiques et l’environnement pour que chaque personne puisse exprimer son plein potentiel.
* En accord avec les préférences de la majorité de la communauté autiste, l’expression « personne autiste » est employée pour désigner une personne ayant un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (Fecteau et al., soumis).
Titre du colloque :