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Ariane Dupuis : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les classes du primaire au Québec regorgent d’élèves ayant des besoins hétéroclites (Paré, 2021). Dans le but de répondre à ceux-ci, l’enseignant·e peut engager l’élève en choisissant des stratégies d’enseignement (SE) diversifiées qui le·la rend actif·ve (Tremblay-Wragg et al, 2018). En revanche, plusieurs études démontrent que le personnel enseignant diversifie peu les SE et cela pourrait s’expliquer par la méconnaissance de celles-ci (Niemi, 2002), mais également par la reproduction de ce qu’il a reçu comme enseignement (Tremblay-Wragg, 2015). Il s’avère que les SE actives, où l’élève est autonome et s’engage dans ses apprentissages, se retrouvent dans l’éducation en plein air (ÉPA) puisque ce contexte offre une plus grande liberté que l’enseignement traditionnel en classe (Kuo et al, 2019). Sachant que l’ÉPA encourage, entre autres, l’utilisation de SE actives et que celles-ci répondent à l’hétérogénéité des classes, il importe de répondre à la question suivante : Quelles sont les SE utilisées par les enseignant·e·s du primaire lorsqu’il·elle·s font de l’ÉPA et pourquoi ont-elles été choisies? Les objectifs de cette étude seront de dresser le portrait des SE utilisées en ÉPA auprès de 1 000 enseignant·e·s au Québec à l’aide de la typologie de Raby et Viola (2022) et de comprendre ces choix auprès du personnel enseignant au primaire. Cette communication présentera la problématique, les concepts-clés du cadre théorique ainsi que les pistes méthodologiques de la recherche.
Les personnes passent aujourd’hui de moins en moins de temps en plein air et au contact de la nature, tendance qui semble être associée à l’augmentation de leur engagement dans les technologies basées sur les écrans (Oswald et al., 2020). Ce phénomène s’avère particulièrement préoccupant, car un contact déficitaire avec la nature au profit des écrans les priverait de retombées importantes sur les plans physique, cognitif et psychologique ainsi que d’occasions de développer une conscience environnementale (Kuo et al., 2019). Or, par l’éducation en plein air, les milieux éducatifs peuvent contribuer à augmenter le temps passé dehors, la santé globale, tout en contribuant à la réussite éducative des élèves (Mygind et al., 2019).
Sur le plan physique, l’éducation en plein air permettrait d’améliorer les aptitudes sensorielles (Yogman et al., 2018), de diminuer la sédentarité et d’augmenter l’activité physique d’intensité légère (Miller et al., 2021). Sur le plan cognitif, le contact avec la nature serait globalement associé à une amélioration de la mémoire de travail, de la créativité et des compétences d’autorégulation (Flouri et al., 2019; Johnstone et al., 2022). Sur le plan psychologique, le contact avec la nature aurait le potentiel de réduire les symptômes liés à l’anxiété (Coventry et al., 2021) et favoriserait le bien-être psychologique (Piccininni et al., 2018). Sur le plan environnemental, les contacts directs avec la nature permettraient de développer une attitude de respect et de responsabilité envers l’environnement (Kuo et al., 2019).
L’objectif du colloque est donc de brosser un portrait des recherches contemporaines menées par la communauté étudiante et associées à l’éducation en plein air, de la petite enfance à l’enseignement supérieur. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous paraît essentielle : Quels sont les bénéfices, enjeux ou limitations de l’éducation en plein air au regard de l’amélioration de la qualité des situations éducatives?
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