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Une tétine de souris qui ne manque pas de sel : explorer le potentiel de la salicorne pour valoriser les terres de bord de mer et les rejets d’aquaculture

ED

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Elouann Doucet : École des pêches et de l\'aquaculture du Québec, Gaspésie et des Îles

Résumé de la communication

La salicorne (Salicornia sp.) est une plante succulente halophyte, tolérante au sel. La jeune pousse adopte une forme caractéristique qui, en Acadie, lui vaut le nom de « tétine de souris ». En grandissant, elle adopte un air d’asperge salée, très en vogue dans les restaurants. Bien que cet engouement menace cette espèce annuelle fragile, il n’existe aucune production agricole de l’espèce au Canada. En 2023, des essais de culture dans un système hydroponique ont abouti à une floraison précoce qui diminue la valeur alimentaire de la salicorne. Notre objectif est de comparer plusieurs stratégies retardant la floraison et maximisant la croissance. Entre janvier et mai 2024, des semences provenant du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des îles de la Madeleine serviront à réaliser des cultures en serre dans un mélange terre-sable, ou sur des radeaux flottants dans un système hydroponique contenant de l’eau de mer diluée (15 g/l NaCl). Deux intensités de lumière (200 vs 450 micromoles photons m-2 s-1) et trois photopériodes (12, 14 et 19 h d’éclairage par jour) seront testées avec un fertilisant organique. La culture des plantes halophytes est une stratégie d’adaptation à la salinisation des terres agricoles. Ces plantes sont aussi de bonnes candidates pour valoriser les fumiers et les eaux usées des élevages de poissons marins. Enfin, la salicorne est riche en molécules d’intérêt pour les industries cosmétiques et pharmaceutiques, et ses graines contiennent 30 % d’huile.

Résumé du colloque

La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.

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Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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