Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Thierry Drapeau
Contrairement à leurs collègues du Québec ou de la majorité anglophone, les chercheur-se-s universitaires d’expression française qui œuvrent en milieu minoritaire au Canada ont peu ou pas accès à des services de soutien à la recherche en français dans leur établissement respectif, fautes de ressources humaines et/ou linguistiques. Comme les activités de recherche sont un moteur d’avancement de carrière important, et que des projets de recherche d’envergure ne peuvent être réalisés sans financement, les chercheur-se-s universitaires des francophonies minoritaires canadiennes sont donc contraints, la plupart du temps, à poursuivre des programmes de recherche qui ne sont pas dans leur première langue officielle parlée, et ce même lorsque leur objet d’étude concerne intrinsèquement la langue française ou les communautés francophones et acadiennes. Cette situation contribue non seulement à alimenter le déclin du français dans un écosystème de la recherche de plus en plus anglonormatif, mais également à miner l’atteinte d’égalité de statut des chercheur·se·s d’expression française vis-à-vis leurs collègues anglophones. C’est pour répondre à cette iniquité que l’Acfas a lancé en mai 2023 le Service de d’aide à la recherche en français (SARF). Cette communication sera l’occasion de revenir sur les origines du SARF puis d’expliquer son modèle de fonctionnement et de présenter son offre de services en soutien à la recherche.
Depuis quelques années, la recherche en français est au cœur des préoccupations de plusieurs intervenant·e·s du milieu universitaire que ce soit le scientifique en chef du Québec, l’Acfas ou l’Association des universités de la francophonie canadienne. L’accent a souvent été mis sur les indicateurs de rendement, la publication en français ou encore le soutien financier aux chercheur·se·s. Le présent colloque se distinguera des recherches précédentes en mettant l’accent sur des points aveugles des études précédentes. Il cherchera aussi à penser à des pistes de solutions à partir des constats déjà établis ainsi qu’à faire le point sur les actions déjà entreprises. Les communications présenteront soit les résultats de recherches en cours, soit des témoignages permettant de faire l’état des lieux. Elles toucheront à trois axes transversaux : le métier de chercheur, la recherche sur la francophonie canadienne et le rôle des acteurs externes à l’université. Les tables rondes et les sessions de communications se pencheront sur les thèmes suivants :
Titre du colloque :
Thème du colloque :