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Vers une harmonisation des projets de planification urbaine à l’échelle globale ?

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Adrien Savolle : Université Laval

Résumé de la communication

Les projets de planification urbaine ont été analysés en sciences sociales comme des projets politiques et des projets d’ingénieries sociales s’appuyant sur un discours scientifique et des concepts valises comme « services publics », « économie du savoir », « modernité ». Les projets de planifications urbaines incorporent donc des idéologies et résultent de la projection des experts et des décideurs politiques d’une vision idéale de la ville. Mais cette vision résulte aussi de la circulation mondiale des « bons » modèles organisationnels à mettre en œuvre comme les propositions d’eco cities ; smart cities, healthy cities, safe cities ou encore floating cities, qui inscrivent tout projet de planification urbaine dans un flux global d’idée et de pratique

Si les projets de planification urbaine sont donc simultanément des techniques de pouvoir et des « artéfacts idéologiques » issu du global et influençant la représentation symbolique de la ville (représentation patrimoniale, mémorielle,…) comme les pratiques et modes de vie des habitants de ces zones, la mise en œuvre des projets de planification urbaine se soldent le plus souvent par des résultats inattendus découlant de facteurs locaux, et d’une adaptation continue des porteurs de projets à ces « revanche de contextes ». La présentation se basera sur des données de terrain pour analyser la nature des frictions (dynamiques globales / dynamiques locales) se produisant lors des mises en œuvre des planifications urbaine.

Résumé du colloque

Le dernier rapport du GIEC réaffirme le consensus scientifique sur l’évolution du climat : réchauffement planétaire, transformation de la biodiversité, émergence plus fréquente des zoonoses, déforestation, épuisement des ressources naturelles et des chaînes alimentaires, démultiplication des catastrophes et de leur intensité, exodes climatiques et bien d’autres phénomènes qui caractérisent les changements climatiques et leurs conséquences.

Ici, nous partons de l’hypothèse que la Terre est littéralement terraformée par deux processus de mondialisation qui sont désormais interdépendants et indissociables : l’urbanisation planétaire (englobement 1, pensé par l’anthropologie de la mondialisation, les études urbaines, la sociologie, etc.) et le changement global (englobement 2, pensé par la science du système-Terre). L’urbanisation planétaire vectorise les changements climatiques, qui vectorisent désormais l’urbanisation planétaire, qui vectorise l’habitabilité (pensée par l’écologie, les études de l’environnement, les sciences sociales, l’architecture, etc.). L’urbain anthropocène est donc la période géo-sociale-historique qui correspond à une montée de la menace sur l’habitabilité et qui nous oblige à développer des cadres conceptuels et des démarches épistémologiques qui nous permettent d’appréhender ces transformations.

L’objectif de ce colloque est de saisir les processus urbains dans une perspective interdisciplinaire et, ainsi, développer une posture épistémologique grâce aux contributions de plusieurs chercheur·e·s. Cela se fera en étudiant les flux, les patchs et les configurations permettant d’appréhender le rôle de l’urbanisation dans les changements climatiques et de comprendre comment les liens entre les villes et la crise climatique reconfigurent l’ordre social, économique, juridique et politique contemporain.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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