Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Tatiana Sanhueza : École nationale d'administration publique
Cette recherche-action accompagne une intervention à Montréal-Nord visant à réaliser des changements systémiques pour éliminer la violence subie par les femmes et adolescentes immigrante et de minorités racisées (FAIMR). Dû à l’ampleur de la violence entre partenaires intimes (VPI) et à une réponse sociale inadéquate sur le territoire, un projet partenarial est mis en œuvre pour accroître et renforcer la capacité d’agir de concert entre acteurs de différents milieux. Objectifs : Mieux comprendre les besoins des FAIMR, des travaileur.euses (compréhension de VPI et soutien aux FAIMR) et les barrières d’accès aux services. Méthodologie/méthodes : Recherche qualitative. Recension des écrits, questionnaire, entretien individuel et de groupe. Une analyse de contenu a permis de croiser les regards de travailleur·euses, de femmes et d’adolescentes. Résultats : L’étude montre le caractère systémique de la VPI. Les barrières d’accès aux services peuvent être de nature différente (politiques, organisationnelles, géographiques, individuelles, autres) et peuvent être présentes à différents niveaux (onto, micro, exo et macro). Des convergences et des divergences d’opinions sont apparues parmi les participant.es. Recommandations : Le développement d'une réponse intersectorielle et de pratiques adaptées aux dimensions culturelles, de genre et d'âge, ainsi que la promotion de la participation des FAIMR au processus d’amélioration des services qui leur sont offerts.
En dépit d’avancées notables dans la promotion de l’égalité des genres au Canada, les manifestations de violences à l’encontre des filles et des femmes subsistent sous différentes formes. Ce constat met en lumière un enjeu important : malgré l’augmentation de la recherche et la mobilisation des connaissances, un manque d’engagement intersectionnel, interdisciplinaire et partenarial perdure, entravant l’adaptation des actions de sensibilisation, prévention, intervention et défense des droits aux complexités des violences faites aux filles, aux femmes et à leurs enfants laissant perdurer des approches cloisonnées.
C’est ici qu’interviennent les collectifs de recherches et d’actions SAS-Femmes et FemAnVi. SAS-Femmes accorde la priorité à la collaboration, en travaillant étroitement avec celles et ceux directement touchés par la violence ou qui les soutiennent, en vue de développer des recherches et des actions contribuant à assurer la sécurité, l’autonomie et la santé des filles et des femmes. FemAnVi vise à développer et soutenir les recherches, interventions sociales et actions militantes s’inscrivant dans les luttes féministes contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Dans les deux cas, les activités poursuivies s’inscrivent dans une démarche de réciprocité et de coconstruction des savoirs impliquant chercheur·e·s, étudiant·e·s, intervenant·e·s, militant·e.s féministes et expertes de vécu.
Les efforts consentis, autant dans SAS-Femmes que dans FemAnvi, s’inscrivent dans une perspective féministe intersectionnelle engagée, favorisant la recherche interdisciplinaire et l’action intersectorielle. Dans une approche appliquée et partenariale, les travaux menés soutiennent la mise au point de méthodes de recherche et de pratiques d’interventions innovantes qui brisent les silos. Les deux collectifs unissent ici leurs efforts afin d’enrichir le dialogue sur les recherches et les actions à prioriser en violences faites aux filles, aux femmes et aux enfants.
Titre du colloque :
Thème du colloque :