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Analyse des effets de la politique de subvention de l’énergie en Algérie

TB

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Thira Bellache : Université Abderrahmane MIRA de Bejaia

Résumé de la communication

Les crises environnementales, économiques et financières que traverse le monde aujourd’hui remettent en cause le modèle de croissance actuel ainsi que les politiques socio-économiques adoptés dans certains pays. En Algérie, les subventions sont un vecteur important de la politique économique et sociale de l’Etat. Elles sont en vigueur depuis l’indépendance et se justifient comme étant un moyen pour assurer un approvisionnement énergétique à bon marché pour les ménages et les différents secteurs de l’économie nationale. Avec la pandémie de la COVID-19 et l’effondrement des prix du pétrole et suite aux tensions récentes entre la Russie et l’Ukraine, on assistait à un rebond des prix des hydrocarbures à l’échelle mondiale. Cela pourrait être le dernier super cycle pétrolier, car les grandes économies semblent engagées à remplacer ces politiques de subventions énergétiques par des politiques sociales bien ciblées, inclusives et transformatrices. Dans un premier temps, notre recherche sera consacrée à traiter les instruments et les mécanismes de mise en œuvre de la politique de subvention de l’énergie en Algérie. Dans un second temps, on va essayer d’analyser les retombées de cette politique, tout en suivant une analyse descriptive hybride (quantitative et qualitative) des données recueillies à travers différentes statistiques des ministères des finances et de l’énergie, reflétant le poids des subventions à l’énergie dans le Budget de l’Etat.

Résumé du colloque

La demande en services sociaux de base demeure un enjeu majeur dans plusieurs pays africains en raison de la persistance de la pauvreté (Banque mondiale, 2016). En effet, les États africains sont confrontés à un manque de ressources aux effets pervers qui révèlent des problématiques notamment en ce qui a trait à la rétention des forces vives des nations. À titre d’exemple, ces dernières années, des milliers de jeunes africain·es ont migré surtout vers l’Europe, mais aussi ailleurs en quête d’un avenir meilleur. Ce phénomène se consolide avec l’apparition récente de nouvelles voies illégales d’émigrations, toujours au départ de l’Afrique, vers l’Amérique du Nord, en passant par le Nicaragua ou même le Brésil. Que révèle l’intensification de cette migration illégale? Dans quelle mesure des politiques sociales efficaces peuvent-elles contribuer à ralentir, voire arrêter ces départs aux issues parfois macabres? Dans quelle mesure l’état des politiques sociales à l’échelle du continent africain participe-t-il à renforcer le désarroi des jeunes menant à la forte émigration clandestine?

Les politiques sociales concernent l’ensemble des dispositifs institutionnels d’action collective visant le développement social, la protection et les droits des individus au sein de la société (Jamot-Robert, 2006).

S’interroger sur le développement économique et social des pays africains sous l’angle des politiques sociales revient à s’interroger sur la place des États et des organismes communautaires, sur leur marge de manœuvre dans l’élaboration et la mise en application de celles-ci. C’est aussi s’interroger sur les expériences pertinentes conduites par les associations de la société civile.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : Pierre Jacquemot
section icon Date : 15 mai 2024

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