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Alexis Chambel : UMR 5600 Environnement Ville Société (E.V.S)
Dans cette communication, seront présentés les cadres conceptuels et la méthodologie d’une séance d’analyse de pratique réalisée auprès de travailleuses sociales. Articulée autour de la gestion de la relation, cette analyse résulte de l’identification de cas de violences de la part de bénéficiaires qui venaient créer des tensions au sein du collectif. Elle peut donc être envisagée comme une action de formation en milieu de travail pour la prévention des risques psychosociaux. Notre démarche représente une approche originale en ce qu’elle vise non pas à transmettre des connaissances aux professionnel.les des milieux de travail, mais plutôt à permettre la production de connaissances situées par les travailleur.ses de la structure, et ce en s’appuyant sur l’activité de travail. Nous commencerons par présenter les différents cadres conceptuels qui ont alimenté cette séance, avec d’une part les travaux s’intéressant à l’usage du récit dans le cadre de la formation, et d’autre part la théorie des mondes professionnels. Ensuite, nous aborderons le déroulement de la séance et les différents éléments utilisés pour permettre d’amener les participant.es à réfléchir collectivement à la gestion de la relation. En conclusion, nous présenterons quelques éléments qui ont pu être discutés lors de la séance par les travailleuses, et ce dans la perspective de montrer l’apport d’ancrer la formation en santé-sécurité avec la pratique des professionnel.les.
Au Québec, comme ailleurs, les jeunes sont particulièrement à risque d’être victimes de lésions professionnelles. Leur portrait lésionnel (CNESST, 2021) nous rappelle d’ailleurs la vulnérabilité de ce public avec une hausse des accidents et maladies professionnels depuis cinq ans. Plusieurs facteurs peuvent être invoqués au premier desquels apparaît le manque de supervision et de formation en sécurité et santé du travail (SST).
Le développement des compétences en SST des élèves est donc un levier majeur pour réduire les accidents au travail au moment de l’entrée dans le métier, mais aussi les maladies professionnelles advenant plus tard dans la carrière. Tous les ordres d’enseignement ont une responsabilité importante en matière d’enseignement de la SST, mais la formation professionnelle (FP) occupe une place particulière parce qu’elle prépare les élèves à l’exercice de métiers où les pénibilités sont parfois importantes et peuvent favoriser une usure prématurée.
En accord avec le Protocole du Québec (2003) promouvant l’intégration des compétences en SST dans l’enseignement en FP, le colloque vise à réfléchir aux conditions pédagogiques de l’enseignement de la SST, mettant en lumière le rôle central des enseignant·es et des superviseur·es.
Les contributions mettent en partage et en discussion des démarches novatrices conçues pour soutenir les enseignant·es dans le développement des compétences en SST de leurs élèves. Nous examinons comment ces outils peuvent s’intégrer dans les programmes de FP, en tenant compte des besoins particuliers des élèves. Nous abordons aussi la question de la formation continue des enseignant·es en SST. Comment les établissements de FP peuvent-ils offrir des programmes de perfectionnement professionnel pour renforcer les compétences pédagogiques en matière de SST?
L’objectif global de ce symposium est de fournir un espace de discussion autour des conditions de développement des compétences pédagogiques des enseignant·es en SST dans la FP au Québec.
Titre du colloque :