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Ambre Ittouchene : Université de Lille
Introduction. Ces dernières années, de nombreux outils digitaux se sont développés pour limiter l’impact du cancer sur la qualité de vie des patients. Cependant, ces outils ne sont généralement pas développés en accord avec les recommandations méthodologiques internationales et manquent de transférabilité. Le projet ICEbreaker vise à développer, au sein d’une équipe pluridisciplinaire, une intervention fondée sur un cadre méthodologique solide pour mieux répondre aux besoins des patients et de leurs proches et diminuer leur détresse psychologique. Cette présentation portera sur la phase de développement de notre outil et les résultats mettant en avant des éléments visant à favoriser l’engagement thérapeutique (l’adhésion et l’utilisation du dispositif).
Méthode. Trois revues systématiques et deux études qualitatives ont été conduites. Ces dernières ontété réalisées auprès de patients, de leurs proches et de professionnels de santé dans le champ de l’oncologie adulte.
Résultats. L’analyse de la littérature montre un manque d’implication des patients dans le processus de développement des outils digitaux. Les études empiriques identifient les facteurs influençant l'utilisation de ces outils pour limiter l'impact du cancer sur la qualité de vie des patients et des proches. Pour favoriser l'engagement, l'interaction humaine est préférée à l'isolement derrière un écran.
Conclusion. Les bénéfices des outils digitaux ne semblent réalisables qu’en maintenant un accompagnement humain.
Les avancées technologiques et les évolutions du mode de vie ont engendré de nouvelles méthodes thérapeutiques, comme la thérapie par réalité virtuelle (RV) et l’utilisation de la technologie numérique, qui coexistent désormais avec les settings thérapeutiques traditionnels. Ces nouvelles approches, notamment dans les domaines de la santé physique et de la santé mentale, offrent aux patients une autonomie et une flexibilité accrues, révolutionnant le paysage de la thérapie. Cependant, malgré leur potentiel, certains patients n’adhèrent pas (ou peu) à ces nouveaux dispositifs, ce qui amène à s’engager dans des recherches pour comprendre les enjeux liés à l’engagement thérapeutique des patients.
En effet, l’engagement thérapeutique, mesuré par divers paramètres (p. ex., la participation aux séances, l’adhésion aux recommandations des thérapeutes, la motivation et la satisfaction des personnes soignées), est reconnu comme un prédicteur clé du succès des thérapies, qu’il s’agisse de traitements physiques ou mentaux. Au-delà du débat sur l’efficacité de ces nouvelles approches par rapport aux méthodes traditionnelles, qui impliquent uniquement une interaction en personne entre patient·e et thérapeute, il est impératif de comprendre comment ces approches novatrices influent sur la motivation et l’engagement des personnes soignées tout au long de leur parcours thérapeutique.
Les nouvelles formes de thérapies ont le potentiel de bouleverser les normes de traitement, mais il est essentiel de comprendre comment ces innovations interagissent avec les caractéristiques individuelles des personnes telles que leur personnalité, leur motivation intrinsèque et leur compréhension des enjeux thérapeutiques. Ce colloque adoptera une perspective de continuum vis-à-vis de l’utilisation de ces différentes approches pour mieux comprendre comment elles peuvent s’intégrer — voire s’articuler — de manière optimale dans le parcours thérapeutique des patient·e·s et ainsi favoriser leur adhésion.
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