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Enjeux de littéracie rencontrés pour la communication des risques et des bonnes pratiques liés à la qualité de l’eau des puits privés

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Tamari Langlais : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

La qualité de l’eau potable est un déterminant important de la santé. Au Québec, 11% des ménages s’approvisionne principalement en eau à partir de puits privés. Il incombe aux propriétaires de puits de s’assurer de la potabilité de leur eau. Or, peu d’entre eux la font régulièrement analyser, mettant ainsi à risque leur santé et celle de leurs proches. Le projet pilote Mon eau, mon puits, ma santé, cherchait à modifier ce comportement en réduisant les obstacles à l’analyse de l’eau des puits privés, c’est à dire 1) le manque de connaissances et les fausses croyances, 2) les contraintes logistiques et financières, 3) la difficulté à interpréter les résultats et 4) les contraintes à l’adoption de mesures correctrices en cas de contamination. Lors de la mise en œuvre des pilotes, le faible niveau de littératie tant général que numérique des participants a apporté son lot de défis, que le projet a pu surmonter en partie grâce à son approche axée sur la communauté. S’il a réussi à augmenter la pratique de l’analyse chez les propriétaires de puits privés des municipalités rurales participantes, le projet a aussi mis en évidence des besoins criants d’accompagnement et le peu de ressources disponibles pour l’interprétation des résultats et l’identification des mesures correctrices appropriées. Cette communication fera état des défis rencontrés en ce sens ainsi que des pistes de solutions pour mieux répondre aux besoins des propriétaires de puits privés du Québec.

Résumé du colloque

Des risques à réévaluer

2023 est l’année des records. Record des températures d’abord : juillet 2023 a été le mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde avec 0,51 degré au-dessus de la moyenne 1991-2020. Des sécheresses, ensuite : l’Europe a connu une sécheresse historique durant l’été 2023. Des incendies, enfin : à la mi-août, le Canada enregistre plus de 14 millions d’hectares de surface brûlée, dont plus de 700 000 hectares pour le Québec, selon la SOPFEU à la même période. Pourtant, le Canada est un précurseur dans la prévision du risque d’incendies de forêt avec l’indice forêt-météo, de Ressources naturelles Canada, qui évalue le risque d’incendie sur une base quotidienne. Le calcul du risque est renforcé par une couverture satellitaire des points chauds partout au pays, avec à la clé une cartographie du risque. Mais le Canada est un pays de forêts, et la forêt est à la fois victime des incendies et vecteur, car elle fournit elle-même le carburant (combustible). Paradoxalement, c’est la zone nordique qui est la plus touchée. Le 15 août, la Ville de Yellowknife, au nord du 62e parallèle, ordonne l’évacuation de ses 20 000 habitants en raison de menaces d’incendies. Les conditions météorologiques y étaient favorables à cause de la sécheresse qui a sévi. Les causes des incendies sont pour plus de 80 % d’origine naturelle (foudre). En juin déjà, un grand nombre de foyers sont déclarés incontrôlables. Faut-il revoir l’indice forêt-météo à la lumière des changements climatiques? Les défis demeurent énormes aussi sur les plans de la prévention et de l’adaptation à ces risques, et les recherches doivent mettre l’accent sur ces aspects.

Les recherches devraient se poursuivre également sur d’autres risques, plus récurrents. La cartographie des zones inondables, par exemple, est à parfaire, et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes, à améliorer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

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