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Julie Goulet : Université de Montréal
L’engagement scolaire, étroitement lié à la performance et à la persévérance, est un levier essentiel pour la réussite éducative, offrant une vision plus complète de l’expérience de l’élève, sur les plans comportemental, cognitif et affectif. Il est donc essentiel de mieux comprendre comment les différents acteurs qui entourent le jeune, et particulièrement ceux du contexte scolaire, peuvent soutenir l’engagement des élèves, et ce dès leur plus jeune âge. Une recension systématique des écrits a permis d’identifier diverses stratégies d’intervention implantées dans les écoles pour soutenir l’engagement des élèves. Parmi les interventions recensées, certaines s’adressent directement aux élèves en vue de soutenir différentes habiletés telles que les compétences socioémotionnelles ou les stratégies d’apprentissage. L’activité physique durant les activités d’apprentissage gagne également en popularité et semble produire des effets bénéfiques. Outre le développement des compétences des élèves, il est essentiel de renforcer les compétences des enseignants par l’entremise du développement professionnel; soutenir la gestion efficace des comportements et des processus d’apprentissage est indispensable pour engager les élèves. Bien que l’efficacité des différentes interventions puisse varier, la synthèse des données réitère l’importance d’établir un environnement scolaire positif, revêtant des implications majeures pour les intervenants scolaires.
La mission de l’école québécoise consiste à « instruire, socialiser, qualifier » les élèves grâce au programme de formation et aux services éducatifs complémentaires, reconnus comme faisant partie intégrante de l’école. Bien que des indicateurs de performance scolaire soient souvent pris en compte pour évaluer la capacité du système scolaire à mener à bien sa mission, la Politique éducative du Québec vise plus que la performance scolaire : elle vise « la réussite de toutes et de tous, soutenus par leur communauté, qui, ensemble, forment des citoyennes et des citoyens compétents, créatifs, responsables, ouverts à la diversité et pleinement engagés dans la vie sociale, culturelle et économique du Québec ». Ce colloque vise à mieux comprendre l’atteinte du plein potentiel de l’élève en s’intéressant à ses rapports avec les individus significatifs de son environnement scolaire et extrascolaire. Il s’appuie sur la psychologie positive, qui s’intéresse au fonctionnement optimal de l’individu, des groupes et des institutions. Malgré ce courant théorique positif, force est de constater qu’une partie importante des recherches et des théories en éducation mise sur l’explication des déficits de l’élève et la prévention des difficultés. Plutôt que de mettre l’accent principalement sur les difficultés, leur prévention et leur compensation, la psychologie positive offre une attention équivalente à la reconnaissance et à la promotion des aspects positifs du fonctionnement et du développement de la personne et de leur environnement. Le colloque s’articule autour de trois grands axes : 1) l’étude du développement positif du jeune de l’entrée à l’école jusqu’au marché du travail; 2) le rôle des contextes formels et informels favorisant le développement positif du jeune; et 3) les programmes d’intervention visant à favoriser et à soutenir le développement positif du jeune en ciblant des relations significatives (p. ex. : parents, enseignants, mentors).
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