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Femmes en génie issues de l’immigration : Un parcours d’intégration professionnel contrasté

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Marie Eva Andriantsara : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Résumé : L’étude au sujet de l’intégration et la rétention des femmes œuvrant en génie dans les entreprises de raffinage et minières mène au constat d’un parcours d’intégration professionnelle contrastée. Les travailleuses immigrantes oeuvrant en ingénierie ayant fait leur étude universitaire au Canada décrochent plus facilement un emploi et s’intègrent aisément dans le temps en matière de rétention. Celles qui ont fait leur étude universitaire en dehors du contexte canadien en revanche, même avec un bagage de plusieurs années d’expérience dans leur pays d’origine, éprouvent non seulement d’importantes difficultés à faire reconnaître leur diplôme, mais aussi à trouver un emploi dans le domaine de l’ingénierie à leur arrivée. De plus elles pourraient aussi être confrontées à la déqualification une fois emploi.

La présentation abordera : 1) la satisfaction relativement au choix de carrières ;2) les sources de motivation, d’inspirations et les défis ; 3) Les barrières et les obstacles rencontrées au cours des études et dans le cheminement de carrière. Nous conclurons qu’il n’est toutefois pas toujours facile de distinguer les obstacles qui sont dus à la condition d’être femme ou du statut d’immigrante ou à la situation du marché à l’arrivée de la personne.

Résumé du colloque

Le gouvernement du Canada vise un objectif de 30 % d’étudiantes diplômées en ingénierie en 2030. En 2022, l’objectif n’atteint pas encore 20 % : la progression est trop lente. Si cet objectif n’est pas atteint, il sera difficile de cheminer vers une amélioration de la situation des femmes dans les secteurs des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) dans diverses entreprises qui embauchent ces femmes. Même si cet objectif était atteint, d’un point de vue général, il faudra déployer des moyens spécifiques pour les recruter, les intégrer et les retenir dans certains secteurs, notamment les secteurs minier et pétrolier, objet de notre étude. Notre proposition est une contribution à la réflexion pour faire en sorte que les femmes des domaines des STIM qui gradueront des universités et des techniques collégiales soient réellement tentées de choisir des entreprises qui les embaucheront pour leurs expertises en STIM et leur offriront des conditions pour qu’elles y demeurent et apportent une complémentarité, une créativité et de l’innovation avec leurs compétences particulières. La thématique de cette année s’inscrit dans l’esprit de bâtir une société plus juste, mieux informée, plus équitable et plus inclusive : nous espérons contribuer à la reconnaissance de toutes les expertises en STIM et à l’intégration de femmes de toutes les cultures, ethnies, origines, religions, orientations sexuelles, situations sociales, notamment dans les secteurs encore à forte concentration masculine. Ce colloque s’inscrit dans la problématique de recrutement-attirance et de rétention de femmes ingénieures. Il vise à : 1) connaître les stratégies utilisées par ces entreprises pour recruter et retenir des femmes en emploi; 2) connaître les avis des femmes engagées pour se maintenir en emploi; et 3) faire émerger des stratégies facilitant le recrutement et la rétention de femmes dans les domaines des STIM.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
manager icon Responsables :
Jessie Morin
Discutant-e- de la session : Morgane Vandel Marie Eva Andriantsara
section icon Date : 15 mai 2024

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