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Femmes et journalistes à l’ère numérique : recherche expérientielle transnationale sur les enjeux de genre

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Marie-Claude Dupont : Université de Montréal

Résumé de la communication

L'invisibilité et l’inaudibilité des femmes dans les médias d’information est un problème transnational qui est étudié et documenté empiriquement depuis les années 1970. En 2020, les femmes constituaient 25 pour cent des sujets et des sources dans les nouvelles dans le monde. En ce qui concerne la production de nouvelles qui traitent spécifiquement des enjeux de genre, comme le harcèlement et les agressions sexuelles, la violence genrée et les inégalité hommes/femmes, cette moyenne mondiale baisse à 1 pour cent. Cette faible représentation des femmes dans les médias généralistes questionne l’aspect démocratique de l’information journalistique produite et la compréhension des enjeux sociaux qu’elle génère. Des femmes journalistes du Québec, de la Belgique, du Sénégal et du Burkina Faso témoignent de leurs expériences de production d’information sur le genre et mettent en lumière des dynamiques d’inclusion/exclusion auxquelles elles font face de la part d’acteurs médiatiques et de sources. Analyser ces dynamiques avec une approche transnationale permet de mieux comprendre à la fois ce qui empêche et ce qui rend possible la production d’information sur les femmes dans les médias et ainsi, réduire l’écart de connaissance sur les raisons de cette faible représentativité des femmes comme sources et comme sujets de l’information journalistique.

Résumé du colloque

Le journalisme est un objet de recherche populaire en communication et en sciences de l’information. Historiquement, quatre approches peuvent être retenues dans la documentation.

La première relève de l’analyse socioéconomique macrosociale. Descriptive ou critique, elle consiste à analyser la diversité des contenus proposés par les médias en la mettant en perspective avec leurs modèles de financement et le rôle qui leur est théoriquement réservé dans les théories de la démocratie. La deuxième est issue de l’analyse de discours ou de la sémiotique. Concentrée sur les contenus produits, elle décortique de manière plus approfondie la façon dont les informations sont construites. La troisième s’attache à composer et mettre à jour une sociologie des journalistes. Plus descriptive que les précédentes, elle s’attache à faire ressortir les caractéristiques des personnes exerçant le métier et à décrire leurs trajectoires professionnelles. La quatrième tradition concerne l’étude des publics de l’information. Davantage menée par les chercheur·e·s s’intéressant à la réception, aux publics ou aux usages des dispositifs d’information et de communication, elle s’intéresse cette fois à la manière dont les contenus produits circulent et se font approprier par la variété des publics.

Dans lesquels de ces grands axes les recherches actuelles s’inscrivent-elles ? Les mutations de l’écosystème informationnel impliquent-elles une redéfinition ou un élargissement de ces axes ? Nous proposons de rassembler dans ce colloque une douzaine de doctorant·e·s du Québec qui mènent des travaux dans ce secteur fortement influencé par le virage numérique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

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