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Mandarine Hugon : Université d'Orléans
« Quand j’aide quelqu’un je me sens mieux » (discours d’élève ; Connac, 2018). Inscrite dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté, la pédagogie de la coopération vise notamment à l’épanouissement personnel et au bien-être de l’individu (Ferrer, 1996). La coopération renvoie à l’ensemble des situations dans lesquelles les membres du groupe mettent à disposition de tous, leurs compétences et connaissances, dans un même espace, au même moment (Connac, 2009 ; Marcel et al., 2007). L’éducation artistique serait un encouragement à la coopération (Lauret, 2015), notamment parce qu’elle favorise le partage de relations avec l’autre en s’appuyant sur la dimension créative de chacun (Dupont, 2015). L'objectif de notre recherche, menée en partenariat avec l’équipe éducative d’un lycée général (France), est d’identifier les mécanismes de coopération impliqués dans la conception d'un spectacle vivant produit par des lycéens, accompagnés par un metteur en scène professionnel, et de questionner l’impact de cette expérience sur le bien-être des adolescents. L’analyse des observations des séances animées par le metteur en scène montre comment évolue la coopération entre les élèves durant la création du spectacle vivant. Les analyses quantitatives et qualitatives des questionnaires recueillis auprès des 32 lycéen.ne.s impliqués dans le projet mettent en évidence des différences entre le bien-être ressenti à l’école et le bien-être ressenti pendant la réalisation du projet artistique.
La mission de l’école québécoise consiste à « instruire, socialiser, qualifier » les élèves grâce au programme de formation et aux services éducatifs complémentaires, reconnus comme faisant partie intégrante de l’école. Bien que des indicateurs de performance scolaire soient souvent pris en compte pour évaluer la capacité du système scolaire à mener à bien sa mission, la Politique éducative du Québec vise plus que la performance scolaire : elle vise « la réussite de toutes et de tous, soutenus par leur communauté, qui, ensemble, forment des citoyennes et des citoyens compétents, créatifs, responsables, ouverts à la diversité et pleinement engagés dans la vie sociale, culturelle et économique du Québec ». Ce colloque vise à mieux comprendre l’atteinte du plein potentiel de l’élève en s’intéressant à ses rapports avec les individus significatifs de son environnement scolaire et extrascolaire. Il s’appuie sur la psychologie positive, qui s’intéresse au fonctionnement optimal de l’individu, des groupes et des institutions. Malgré ce courant théorique positif, force est de constater qu’une partie importante des recherches et des théories en éducation mise sur l’explication des déficits de l’élève et la prévention des difficultés. Plutôt que de mettre l’accent principalement sur les difficultés, leur prévention et leur compensation, la psychologie positive offre une attention équivalente à la reconnaissance et à la promotion des aspects positifs du fonctionnement et du développement de la personne et de leur environnement. Le colloque s’articule autour de trois grands axes : 1) l’étude du développement positif du jeune de l’entrée à l’école jusqu’au marché du travail; 2) le rôle des contextes formels et informels favorisant le développement positif du jeune; et 3) les programmes d’intervention visant à favoriser et à soutenir le développement positif du jeune en ciblant des relations significatives (p. ex. : parents, enseignants, mentors).
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