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Immigration familiale et handicap de l’enfant : entre fardeau et opportunités pour les parents

GS

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Genevieve Saulnier

Résumé de la communication

L’immigration familiale et l’arrivée d’un enfant avec un handicap sont des expériences qui présentent de nombreux défis (Coope et al.; des Rivières-Pigeon et Courcy, 2017). L’expérience des parents immigrants, d’une part, et celle des parents d’enfants avec un handicap, d’autre part, sont assez bien documentées. Toutefois, on sait peu de choses quant au croisement de ces deux réalités (Alsharaydeh et al., 2023). Pour explorer cet objet, à l’intersection de la migration, de la famille et du handicap, des auteurs mobilisent la «perspective du double» (Piérart, 2013), suggérant que les familles confrontées simultanément à la migration et au handicap sont doublement désavantagées et que leur expérience est considérablement différente de celle des autres familles. Cette communication s’appuiera sur les résultats d’une étude participative (Lyet, 2014, Bergier, 2001) portant sur l’expérience de familles d’immigration récente vivant avec un enfant avec un handicap. À partir d’une analyse fondée sur les disability studies et la théorie intersectionnelle, nous exposerons comment les éléments propres aux identités et caractéristiques familiales se trouvent à l’intersection de facteurs plus larges, tels que les politiques d’immigration ou les politiques sociales. Seront mis en lumière les éléments qui contribuent au fardeau que l’immigration et le handicap imposent aux familles, tout en mettant de l’avant les opportunités que cette double réalité semble également provoquer pour elles.

Résumé du colloque

Le Québec a connu ces dernières décennies de profondes transformations sur le plan des solidarités familiales (Ducharme, 2012), qui ont engendré d’importants changements en ce qui concerne l’organisation et le financement des services sociaux et de santé. C’est dans ce contexte que les personnes proches aidantes (PPA) se sont imposées comme acteurs clés du maintien à domicile, puis se sont mobilisées pour faire reconnaître leur travail « invisible » (Deshaies, 2020). Leurs efforts ont mené à l’adoption d’une nouvelle loi au Québec en 2020, qui constitue une avancée dans la reconnaissance de leurs besoins. Cependant, la diversité des expériences et de besoins des personnes qui prennent soin d’un proche varie entre autres selon leur origine, leurs statuts migratoire et socioéconomique, leur langue maternelle, leur âge et leur genre.

Le colloque proposé par l’Institut universitaire SHERPA souhaite d’abord mettre en lumière cette diversité de réalités en faisant un état des lieux de la recherche qui traite particulièrement des expériences de personnes appartenant à un groupe ethnoculturel minoritaire et qui prennent soin d’un proche ainsi qu’aux initiatives qui s’adressent à ces populations. Par « groupe ethnoculturel », nous entendons des personnes qui partagent à des degrés variables des traits collectifs sur la base de leur origine ethnique, de leur culture, de leur langue ou de leur religion, le caractère « minoritaire » de ces groupes étant défini par leur capacité inégale à définir et influencer les normes sociales (Fortin et al., 2011; Bourgeault, 2004). La personne proche aidante peut offrir un soutien à un proche âgé, malade, en fin de vie, ou qui vit avec une dépendance, une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme, une déficience physique ou un problème de santé mentale.

En mettant l’accent sur le dialogue entre les chercheurs et les praticiens, le colloque vise également à réfléchir ensemble aux façons de mettre sur pied des ressources et des services plus inclusifs et représentatifs des différentes réalités des personnes proches aidantes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

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