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Véronique Dupéré : Université de Montréal
La formation professionnelle (FP) facilite l'accès rapide à des emplois de meilleure qualité selon des critères objectifs comme le salaire. Cependant, le succès de la transition école- travail dépend également de l’appréciation subjective de son emploi, de sa situation sociale et du bien-être. Cette étude examine les liens entre l’obtention d’un diplôme de FP et des indicateurs objectifs et subjectifs d’insertion dans un échantillon surreprésentant les jeunes ne poursuivant pas d’études collégiales au sortir du secteur jeunes, suivis longitudinalement de l'adolescence à la mi-vingtaine (N = 543). Les résultats montrent que le fait de détenir un tel diplôme par rapport à d’autres types de qualifications est associé à des atouts économiques (emploi à temps plein, salaires plus élevés, accès à la propriété) et psychologiques. Les jeunes adultes détenant ce type de diplôme percevaient plus souvent leur emploi comme étant lié à leur carrière souhaitée, rapportaient moins d'affects et de comportements négatifs, considéraient leur place dans la société de manière plus positive (statut socioéconomique perçu plus élevé, sentiments moindres de privation relative et d'hostilité), avaient une identité professionnelle mieux affirmée, et faisaient preuve de plus de passion et de persévérance envers leurs objectifs de vie. Ces résultats suggèrent que la FP facilite les transitions rapides de l'école au travail selon des indicateurs objectifs et subjectifs.
La mission de l’école québécoise consiste à « instruire, socialiser, qualifier » les élèves grâce au programme de formation et aux services éducatifs complémentaires, reconnus comme faisant partie intégrante de l’école. Bien que des indicateurs de performance scolaire soient souvent pris en compte pour évaluer la capacité du système scolaire à mener à bien sa mission, la Politique éducative du Québec vise plus que la performance scolaire : elle vise « la réussite de toutes et de tous, soutenus par leur communauté, qui, ensemble, forment des citoyennes et des citoyens compétents, créatifs, responsables, ouverts à la diversité et pleinement engagés dans la vie sociale, culturelle et économique du Québec ». Ce colloque vise à mieux comprendre l’atteinte du plein potentiel de l’élève en s’intéressant à ses rapports avec les individus significatifs de son environnement scolaire et extrascolaire. Il s’appuie sur la psychologie positive, qui s’intéresse au fonctionnement optimal de l’individu, des groupes et des institutions. Malgré ce courant théorique positif, force est de constater qu’une partie importante des recherches et des théories en éducation mise sur l’explication des déficits de l’élève et la prévention des difficultés. Plutôt que de mettre l’accent principalement sur les difficultés, leur prévention et leur compensation, la psychologie positive offre une attention équivalente à la reconnaissance et à la promotion des aspects positifs du fonctionnement et du développement de la personne et de leur environnement. Le colloque s’articule autour de trois grands axes : 1) l’étude du développement positif du jeune de l’entrée à l’école jusqu’au marché du travail; 2) le rôle des contextes formels et informels favorisant le développement positif du jeune; et 3) les programmes d’intervention visant à favoriser et à soutenir le développement positif du jeune en ciblant des relations significatives (p. ex. : parents, enseignants, mentors).
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