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Mariane Chiasson-Roussel : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Les écrits scientifiques précisent l’importance de la qualité des interactions pour l’apprentissage et le développement global des enfants à l’éducation préscolaire (Burchinal et al., 2008; Howes et al., 2008; Mashburn et al., 2008). Plus particulièrement, la composante du soutien émotionnel est essentielle à cette qualité (Brock et Curby, 2014; Castro et al., 2015). Au Québec, la qualité moyenne du soutien émotionnel offert dans les classes d’éducation préscolaire 5 ans a été soulevée (Breton et al., 2021 ; Duval et al., 2016), d’où l’importance de se préoccuper des pratiques enseignantes. En ce sens, la mentalisation pourrait permettre aux enseignantes d’être plus présentes dans la relation avec les enfants et de formuler des interventions plus sensibles (Maheux et al., 2022) qui considèrent leur unicité. Cette recherche exploite une étude de cas multiples qui a pour objectif d’explorer et de décrire les correspondances entre la capacité de mentalisation de trois enseignantes à l’éducation préscolaire 5 ans et le soutien émotionnel qu’elles offrent aux enfants de leur classe. Les analyses préliminaires proposent de développer la pensée réflexive des enseignantes pour améliorer leur sensibilité aux différents besoins développementaux des enfants. Aussi, les contextes de classe qui favorisent la mentalisation sont à préciser afin d’augmenter la qualité du soutien émotionnel qui se veut important pour la sécurité affective et l’apprentissage des enfants (Breton et al., 2021)
Plusieurs recherches ont démontré l’influence d’une intervention précoce de qualité auprès des enfants présentant des difficultés liées à leur développement global et, ainsi, la réduction de ces difficultés (Glascoe et Shapiro, 2008; Shonkoff et Philips, 2000), notamment sur le plan de leur réussite sociale et éducative. Considérant l’importance de la période 0-8 ans pour le développement et les apprentissages tout au long de la vie, il s’avère nécessaire de s’attarder aux pratiques éducatives offertes par les milieux fréquentés de la petite enfance, et ce, en considérant la diversité des enfants et de leur famille (Robitaille, 2022). Ainsi, une éducation de qualité passe nécessairement par des pratiques inclusives (Dionne et al., 2022), la promotion de la diversité (Boily et Bissonnette, 2019) ainsi que le soutien au développement global de l’enfant (Boily et Deshaies, 2021). Bien qu’elle comporte de nombreux défis, une telle perspective encourage l’égalité des chances pour tous et influence la réussite tant présente que future de l’enfant.
La mise en œuvre d’une éducation inclusive de qualité réside dans le choix des approches, dans l’observation du développement, ainsi que dans les formes de soutien pouvant être offertes à l’enfant, à sa famille et à ses milieux de vie, et ce, en considérant leur unicité. Il importe donc de poser un regard sur ces approches afin de déterminer quelles sont les interventions de soutien qui favorisent le mieux le développement de l’enfant (Parent et Bouchard, 2020), et ce, en considérant l’ensemble des domaines (physique et moteur, affectif, social, langagier et cognitif) (MEQ, 2021). En somme, ce colloque vise à actualiser les connaissances issues de la recherche en ce qui a trait aux approches à privilégier pour encourager un soutien de qualité dès la petite enfance.
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