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Conny Hansel : Université Toulouse-Jean-Jaurès
Le rythme urbain a réputation d’être plus intense qu’ailleurs. Les agendas saturés s’accompagnent d’autres phénomènes de saturation de nature spatiale, infrastructurelle, cognitive. L’ensemble impacte fortement la qualité de vie urbaine et la santé. Au-delà des conséquences directes sur l’individu vivant en ville (échelle micro), ils contribuent également à la perte d’attractivité des centres urbains denses menant au phénomène de « desserrement urbain» à échelle macro.
Pour les acteurs de la fabrique urbaine durable, défendant un modèle de la ville dense et mixite (dont je fais partie en tant qu’architecte et doctorante en urbanisme), il y a un véritable enjeu d’identifier des leviers permettant de mieux vivre dans les densités et intensités urbaines. L’hypothèse de la clé temporelle en tant que tel est centrale dans ma recherche doctorale.
La méthode de recherche en cours d’élaboration est de nature qualitative et croise le vécu du quotidien urbain (et des saturations) par l’habitant en région parisienne en articulation avec la notion du « bien-être temporel ». Cette dernière dépasse largement une simple quantification du temps libre mais inclue également des facteurs d’autonomie temporelle, de rythme et vitesse perçue etc. La proposition rejoint donc un autre axe du colloque : celle de la lutte contre les inégalités. Si nous ne sommes pas exposés de la même façon aux diverses saturations urbaines, notre bien-être temporel ne subit pas non plus les mêmes contraintes.
Les effets pervers de l’urbanisation sur la santé sont de plus en plus visibles. Ils se sont renforcés au fur et à mesure que les villes connaissent une croissance rapide sur le plan des changements sociaux et économiques. En effet, l’état actuel des villes réunit plusieurs facteurs qui engendrent des problèmes complexes et interconnectés, lesquels influent fortement sur la santé physique et mentale des citoyens. La santé des personnes vivant dans les centres urbains et/ou le continuum rural-urbain est directement liée à la qualité de leur environnement, à l’accès aux soins de santé et à leur mode de vie. Les défis tels que la pollution de l’air, la densité de population et le manque d’espaces verts peuvent compromettre la santé mentale et physique des résidents. Les inégalités socioéconomiques et les disparités d’accès aux services contribuent à l’aggravation des défis sanitaires et environnementaux dans les villes, que ce soit dans le Nord aussi bien que dans le Sud global. Cela étant, la question centrale est de savoir comment concilier le développement urbain, la qualité de vie des citoyens et la préservation de l’environnement dans les villes, en prenant en compte les défis sanitaires et les impératifs du développement durable.
Ce colloque offre une plateforme importante pour partager des connaissances, discuter des meilleures pratiques et élaborer des stratégies novatrices pour promouvoir un urbanisme qui contribue à la santé et au bien-être des citoyens tout en respectant les objectifs de développement durable (ODD).
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