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La mise en place d’un groupe de co-accompagnement et de solidarité pour doctorants : quels impacts sur la persévérance et la réussite aux études de doctorat ?

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Vincent Cousin : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

Les études doctorales représentent un parcours sinueux parsemé de multiples obstacles et incertitudes. Depuis bientôt un an, un groupe de co-accompagnement et de solidarité a été mis sur pied à l’UQAR, sous l’impulsion de Jeanne-Marie Rugira, dans le but d’offrir aux étudiant.es dont elle assume la direction de recherche un espace complémentaire à l’encadrement individuel qu’elle leur offre. Regroupant des étudiant.es de programmes variés (éducation, psychosociologie, ethnographie et autres), ces rencontres proposent des activités de co-formation mêlant présentation individuelle des avancées de chacun.e, partage d’expériences, de réflexions, de résonances ou de commentaires, et échanges en vue de soutenir les défis rencontrés et célébrer les avancées réalisées. À travers cette communication, nous proposons de partager les conditions de mise en place de ce groupe, ses modalités de fonctionnement, les apports constatés sur la persévérance, la réussite et le sentiment d’appartenance des doctorant.es dans leur processus de recherche, ainsi que les défis et perspectives de cette approche.

Résumé du colloque

La réussite des personnes étudiantes de cycles supérieurs (ECS) joue un rôle crucial et essentiel dans le développement économique de la société, en contribuant à la production des connaissances et à la formation de nouveaux professionnels (Nerad, 2010; Shin et al., 2018). Inversement, l’abandon des études a des coûts considérables à plusieurs niveaux. Pour les ECS, il a pour effet de diminuer les occasions de bien s’intégrer professionnellement (Barr-Telford et al., 2003) et de nuire à leur estime et à leur confiance en soi (Litalien, 2014). Pour les universités, les abandons signifient que des ressources ont été déployées, et ce, sans que ces ECS accèdent à la diplomation (Sauvé et Viau, 2003; van de Schoot et al., 2013). Par conséquent, l’abandon peut modifier la productivité et la compétitivité de la société (Grayson, 2003). Les taux d’abandon s’élèvent, en moyenne, à 40 % à la maîtrise et à 50 % au doctorat (Déri et al., 2022). Plusieurs raisons peuvent pousser une personne étudiante à abandonner les études supérieures : isolement, difficulté personnelle, offre d’emploi, etc. Pour répondre à cette problématique et agir sur ses multiples causes, des groupes de codéveloppement (GC) et autres modalités structurées de groupes de pairs (MSGP) sont mis en place auprès d’étudiants universitaires. Les GC et MSGP constituent des groupes organisés de pairs qui se rassemblent afin de favoriser l’apprentissage et le soutien de ses membres. Dans la littérature actuelle, ces groupes sont rapportés dans des écrits disséminés parmi différents domaines d’études (éducation, psychologie, travail social, management, etc.), mais aucune étude, à notre connaissance, n’a établi leurs points de convergence ou n’a comparé ces différentes modalités et leurs répercussions chez les ECS. Ce colloque est l’occasion d’en faire état.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

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