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Nancy Granger : Université de Sherbrooke
L’éducation inclusive est un moyen privilégié de lutter contre l’exclusion sociale et toutes ses conséquences (CSÉ, 2017, p.113) et le coenseignement peut agir comme levier pour une approche plus inclusive de l’éducation (Murawski et Hugues, 2009). Or, comme l’expliquent Gremion et Gremion (2020), comprendre et analyser la situation pédagogique ou éducative dans laquelle l’élève évolue permet de mieux répartir les responsabilités qui incombent aux actrices et aux acteurs de l’école. Il appert que ce travail d’analyse soit complexe et que l’accompagnement à l’analyse de situations pédagogiques ou éducatives puissent être profitable pour les personnes qui coenseignent. Qu’il s’agisse du dialogue entre enseignants, de la posture à adopter, du leadership à assumer, de la planification à réaliser, des modalités de mise en œuvre ou des rétroactions à offrir (Granger, 2022), il existe des pratiques porteuses pour faire du coenseignement une expérience éducative capacitante (Falzon, 2005) tant pour les élèves que pour les coenseignants. Parmi les enjeux, développer l’acuité didactique des coenseignants pour mieux répondre aux besoins perçus. La présentation mettra en lumière les différents travaux réalisés et les outils développés par l’auteure. Différents contextes de coenseignement seront abordés pour démontrer l’empan des possibles et stimuler la créativité des personnes qui s’y adonnent déjà ou qui souhaitent tenter cette expérience.
Les instances gouvernementales et les milieux scolaires œuvrent pour trouver des moyens d’accroître la réussite éducative et, plus particulièrement, l’atteinte des cibles d’apprentissage telles que définies par le ministère de l’Éducation (MEES, 2017; OCDE, 2023). Pour y arriver, le concept de bonnes pratiques a occupé et occupe toujours un espace important dans les discussions menées par les différents acteurs du milieu éducatif (Cook et al., 2012; Maulini et al., 2012). Or, selon la vision de chacun de ces acteurs, notamment celle des chercheurs, les résultats de cette réflexion peuvent varier considérablement (Darling-Hammond, 2010). Doit-on aborder la question sous l’angle de la philosophie éducative retenue? Doit-on plutôt réfléchir à cette question dans une perspective psychopédagogique en précisant les facteurs environnementaux favorisant les apprentissages ou encore en précisant les actions didactiques que les différents intervenants doivent mener? Cette question peut aussi être abordée plus simplement sous l’angle de l’enseignement ou encore selon le point de vue de l’apprenant. La prise en compte de tous ces regards est essentielle lorsque l’on souhaite actualiser les pratiques de classe afin de contribuer à la réussite des élèves, et non pas imposer des pratiques aux enseignants (Perrenoud, 2002). Actuellement, au Québec, ces regards croisés ne semblent pas être le moteur du renouvellement des pratiques. C’est ce manque que souhaitent combler les participants à ce colloque.
À travers cinq thèmes importants, des chercheurs et des praticiens discutent de l’actualisation des pratiques de classe, ce qui permet la coconstruction d’une vision plus riche que celle permise par l’analyse de la situation sous un seul angle. Les thèmes retenus sont : 1) la collaboration; 2) les rôles et fonctions des enseignants et des orthopédagogues; 3) le coenseignement; 4) les pratiques différenciées permettant de soutenir l’inclusion; et 5) l’enseignement par microtâches.
Titre du colloque :