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Laurence Grondin-Robillard : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’ascension fulgurante de TikTok, développé par Bytedance, a attiré l’attention mondiale, soulevant des questions cruciales sur son influence. Face à des préoccupations croissantes, de nombreux gouvernements, dont ceux de la France, de la Belgique, des États-Unis et du Canada, ont restreint l’accès à TikTok sur les appareils officiels, alimentant le débat sur la sécurité des données et les risques de fuite d’informations sensibles.
Au-delà des préoccupations de sécurité nationale et de son lien avec la Chine, TikTok inquiète par son impact chez les jeunes utilisateurs, le manque de transparence sur les données récoltées et le fonctionnement de ses algorithmes ainsi que sa modération de contenu et de désinformation. Paradoxalement, malgré ces défis, TikTok demeure une plateforme privilégiée pour le contenu et les campagnes publicitaires de nombreuses entités, y compris celles qui en interdisent l’utilisation à leurs employés. Même le président Joe Biden y a désormais un compte et y fera campagne.
Notre intervention explorera ces dynamiques complexes à travers une analyse de données originales. Nous questionnerons la dualité de TikTok, à la fois vecteur potentiel de désinformation et espace de diffusion de contenus informationnels de qualité, particulièrement dans le contexte canadien et québécois du blocage des nouvelles par Meta.
Le journalisme est un objet de recherche populaire en communication et en sciences de l’information. Historiquement, quatre approches peuvent être retenues dans la documentation.
La première relève de l’analyse socioéconomique macrosociale. Descriptive ou critique, elle consiste à analyser la diversité des contenus proposés par les médias en la mettant en perspective avec leurs modèles de financement et le rôle qui leur est théoriquement réservé dans les théories de la démocratie. La deuxième est issue de l’analyse de discours ou de la sémiotique. Concentrée sur les contenus produits, elle décortique de manière plus approfondie la façon dont les informations sont construites. La troisième s’attache à composer et mettre à jour une sociologie des journalistes. Plus descriptive que les précédentes, elle s’attache à faire ressortir les caractéristiques des personnes exerçant le métier et à décrire leurs trajectoires professionnelles. La quatrième tradition concerne l’étude des publics de l’information. Davantage menée par les chercheur·e·s s’intéressant à la réception, aux publics ou aux usages des dispositifs d’information et de communication, elle s’intéresse cette fois à la manière dont les contenus produits circulent et se font approprier par la variété des publics.
Dans lesquels de ces grands axes les recherches actuelles s’inscrivent-elles ? Les mutations de l’écosystème informationnel impliquent-elles une redéfinition ou un élargissement de ces axes ? Nous proposons de rassembler dans ce colloque une douzaine de doctorant·e·s du Québec qui mènent des travaux dans ce secteur fortement influencé par le virage numérique.
Titre du colloque :