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Patrick Gaudreau
Plusieurs théories considèrent que poursuivre des standards élevés facilite la réussite des élèves. Or, une distinction est rarement faite entre la poursuite de standards élevés mais réalistes et la quête du perfectionnisme. Ce manque de clarté a mené plusieurs études à conclure que la poursuite de standards perfectionnistes améliore la performance et la santé psychologique des élèves. Récemment, nous avons élaboré une nouvelle théorie visant à redéfinir le perfectionnisme en le mettant en opposition à l’excellencisme. À ce jour, une vingtaine d’études ont été réalisées pour tester les bases conceptuelles et empiriques du modèle de l’excellencisme et du perfectionnisme (MEP). Une brève recension de ces travaux sera présentée pour illustrer les contributions du MEP au niveau de l’ajustement scolaire, psychologique et social des élèves. Les résultats de deux nouvelles études menées auprès de 440 étudiants universitaires seront présentés pour illustrer les mentalités distinctes de l’excellencisme et du perfectionnisme. Comparativement aux élèves aspirant à l’excellence, les perfectionnistes ont davantage tendance à croire que l’intelligence est une caractéristique fixe et peu malléable. Les perfectionnistes perçoivent les erreurs comme une fatalité alors que les excellencistes les considèrent comme une composante normale du processus d’apprentissage. Les implications de ces résultats pour la performance, l’optimisme et la résilience des élèves seront discutées.
La mission de l’école québécoise consiste à « instruire, socialiser, qualifier » les élèves grâce au programme de formation et aux services éducatifs complémentaires, reconnus comme faisant partie intégrante de l’école. Bien que des indicateurs de performance scolaire soient souvent pris en compte pour évaluer la capacité du système scolaire à mener à bien sa mission, la Politique éducative du Québec vise plus que la performance scolaire : elle vise « la réussite de toutes et de tous, soutenus par leur communauté, qui, ensemble, forment des citoyennes et des citoyens compétents, créatifs, responsables, ouverts à la diversité et pleinement engagés dans la vie sociale, culturelle et économique du Québec ». Ce colloque vise à mieux comprendre l’atteinte du plein potentiel de l’élève en s’intéressant à ses rapports avec les individus significatifs de son environnement scolaire et extrascolaire. Il s’appuie sur la psychologie positive, qui s’intéresse au fonctionnement optimal de l’individu, des groupes et des institutions. Malgré ce courant théorique positif, force est de constater qu’une partie importante des recherches et des théories en éducation mise sur l’explication des déficits de l’élève et la prévention des difficultés. Plutôt que de mettre l’accent principalement sur les difficultés, leur prévention et leur compensation, la psychologie positive offre une attention équivalente à la reconnaissance et à la promotion des aspects positifs du fonctionnement et du développement de la personne et de leur environnement. Le colloque s’articule autour de trois grands axes : 1) l’étude du développement positif du jeune de l’entrée à l’école jusqu’au marché du travail; 2) le rôle des contextes formels et informels favorisant le développement positif du jeune; et 3) les programmes d’intervention visant à favoriser et à soutenir le développement positif du jeune en ciblant des relations significatives (p. ex. : parents, enseignants, mentors).
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