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Le point sur les différentes manières d’envisager la qualité de l’information

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Marie-Danielle Tremblay : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Depuis que les médias traditionnels ont perdu leur monopole sur la distribution des contenus informationnels, le sujet de la « qualité de l’information » semble avoir pris de l’importance aux yeux des journalistes, qui sont maintenant engagées dans un plaidoyer pour revaloriser leur profession. Se définissant eux-mêmes comme un des piliers de la démocratie, ces acteurs sociaux jusque-là peu habitués à se justifier multiplient les discours sur l’importance de leur profession, dans l’objectif avoué de convaincre les populations de leur fournir les moyens de continuer leur activité. Mais bien qu’ils touchent à des enjeux fondamentaux, leurs discours demeurent assez flous lorsqu’il s’agit de définir ce qui peut être considéré comme une bonne information. À travers les époques, un grand nombre de chercheurs ont pourtant proposé de réduire cette notion à un certain nombre de critères mesurable. Ces critères étant différents d’une étude à l’autre, une grande confusion demeure toutefois encore concernant la définition du concept. Outre le fait que les indicateurs sont rarement formulés de la même façon, il existe des différences importantes au niveau de leur interprétation, des désaccords qui, pour compliquer les choses, sont rarement formulés clairement. Dans le cadre de cette conférence, nous aimerions donc faire le point sur les diverses manières d’envisager la notion de qualité de l’information.

Résumé du colloque

Le journalisme est un objet de recherche populaire en communication et en sciences de l’information. Historiquement, quatre approches peuvent être retenues dans la documentation.

La première relève de l’analyse socioéconomique macrosociale. Descriptive ou critique, elle consiste à analyser la diversité des contenus proposés par les médias en la mettant en perspective avec leurs modèles de financement et le rôle qui leur est théoriquement réservé dans les théories de la démocratie. La deuxième est issue de l’analyse de discours ou de la sémiotique. Concentrée sur les contenus produits, elle décortique de manière plus approfondie la façon dont les informations sont construites. La troisième s’attache à composer et mettre à jour une sociologie des journalistes. Plus descriptive que les précédentes, elle s’attache à faire ressortir les caractéristiques des personnes exerçant le métier et à décrire leurs trajectoires professionnelles. La quatrième tradition concerne l’étude des publics de l’information. Davantage menée par les chercheur·e·s s’intéressant à la réception, aux publics ou aux usages des dispositifs d’information et de communication, elle s’intéresse cette fois à la manière dont les contenus produits circulent et se font approprier par la variété des publics.

Dans lesquels de ces grands axes les recherches actuelles s’inscrivent-elles ? Les mutations de l’écosystème informationnel impliquent-elles une redéfinition ou un élargissement de ces axes ? Nous proposons de rassembler dans ce colloque une douzaine de doctorant·e·s du Québec qui mènent des travaux dans ce secteur fortement influencé par le virage numérique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

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