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Le salon interuniversitaire Uashat Mak Mani-Utenam : une initiative de la communauté pour favoriser les transitions vers le postsecondaire

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Dan-Alexandre Mckenzie : ITUM

Résumé de la communication

Les Autochtones ont souvent dans leur entourage moins de modèles ayant poursuivi leurs études, ce qui entraîne parfois des aspirations scolaires moins élevées. Il peut être plus difficile pour ces étudiant(e)s de faire des choix liés aux programmes d’études et à leur future carrière (Bonin, Duchaine et Gaudreault, 2015). Pour plusieurs communautés autochtones, l’éloignement géographique rend difficile leur participation aux journée portes ouvertes des universités. C’est en réponse à ces constats que le secteur éducation d’ITUM (communauté de Uashat Mak Mani-Utenam) a fait appel à quatre universités québécoises afin de co-créer avec elles le premier Salon interuniversitaire de Uashat, qui a eu lieu le 12 mars 2024, avec la présentation de plus de 25 programmes d’études présentés par des étudiant(e)s universitaires. L’objectif de la communication est de présenter une initiative d’une communauté autochtone qui a interpellé avec succès des universités qui se sont unies pour répondre aux défis spécifiques de jeunes Autochtones quant à l’accès aux études supérieures. Les conditions gagnantes d’une telle collaboration seront présentées, ainsi que les retombées du projet pour la communauté ainsi que pour les étudiants et étudiantes universitaires Autochtones et allochtones y ayant participé.

Résumé du colloque

Voilà plus de trente ans que l’on appelle, au Québec, au développement de la cohérence interne ou horizontale des programmes en enseignement supérieur. Déjà, en 1988, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) recommandait que « le collège et l’université travaillent ensemble à la continuité dans un programme de formation, qu’ils coordonnent les objectifs de ce programme », de sorte que l’étudiant « se sente engagé, dès son entrée au collège [jusqu’]au terme d’un programme de premier cycle universitaire » (Conseil supérieur de l’éducation, 1988, p. 13). Cette volonté est réaffirmée en 1998 par la création d’un Groupe de travail sur la collaboration entre les collèges et les universités et réitérée en 2004 par le CSE quant à l’importance du développement de programmes de type DEC-BAC, au-delà même de la « bonne volonté » (Conseil supérieur de l’éducation, 2015). En 2021, la volonté ministérielle est sans équivoque : des pôles régionaux d’enseignement supérieur et un financement sont actualisés afin de promouvoir la collaboration interordre.

Ainsi, au fil des années, plusieurs types de parcours inspirants ont émergé. Jusqu’à tout récemment, le Ministère ne recensait ni les ententes, ni ne disposait d’aucune donnée liée à l’efficacité de celles-ci (Conseil supérieur de l’éducation, 2015). Une recherche documentaire démontre que les écrits semblent épars sur le sujet, comme le confirme Duhaime (2020). Cependant, ce dernier conclut que ce type d’entente semble avoir une influence positive sur le taux de persévérance en sciences infirmières.

Trois décennies plus tard, où en sont les établissements d’enseignement supérieur dans la mise en œuvre, mais également l’évaluation de ce type de collaboration?

Ce colloque propose de réunir les personnes expertes (professionnelles et chercheuses) en matière de parcours interordres et intercycles au Québec afin d’en saisir l’ampleur, mais également de faire émerger des constats, des bonnes pratiques en matière de collaboration, de concertation, de cheminement, de persévérance, de réussite étudiante et d’évaluation en vue de favoriser le développement et la mise en œuvre de parcours au service de la mission de l’enseignement supérieur.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

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