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Géraud Ahouandjinou : Université d'Abomey-Calavi
Les réseaux socio-numériques se sont imposés comme étant des espaces qui favorisent la communication, les échanges, la production et la diffusion d’informations pour une diversité de finalités. Promouvoir les échanges de biens et de services constitue une des opportunités nouvelles qui s’offrent et qui sont observables au Bénin. Le développement du commerce et de toutes sortes d’activités lucratives informelles se remarque de plus en plus à travers les nombreuses publications et la création de groupes thématiques d’affaires sur les plateformes sociales. La présente étude a interrogé ces nouveaux usages pour déterminer l’importance des réseaux socio-numériques dans cette pratique du business de la débrouille au Bénin. Pour cette recherche, il a été adopté une enquête sociologique de type quantitatif. Les résultats permettent de comprendre que les acteurs de l’entrepreneuriat féminin de la débrouille en ligne sont de jeunes filles généralement sans-emplois, cherchant une opportunité d’affaires pour se faire du revenu. Ces dernières mènent des activités informelles et se servent des deux réseaux sociaux les plus utilisés que sont WhatsApp et Facebook pour faire leurs affaires. Nous avons pu noter que ces réseaux sociaux sont utilisés pour prendre contact avec vendeur, acheteur, fournisseur afin de discuter des prix mais aussi pour prospecter et, conclure de la vente ; les transactions financières se faisant hors réseaux sociaux.
L’entrepreneuriat féminin occupe aujourd’hui une place de choix dans l’agenda des organismes internationaux de développement. En Afrique subsaharienne, en particulier, les États comme les bailleurs de fonds mettent de l’avant l’importance de l’emploi et de l’entrepreneuriat pour l’autonomisation des femmes, l’éducation et la santé des enfants, le bien-être des familles, la sécurité alimentaire et, plus largement, la réduction de la pauvreté sur le continent. Dans le cadre du premier sommet régional sur L’initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures, qui s’est tenu à Abidjan en 2019, les chefs d’État d’Afrique de l’Ouest et d’autres pays ont pris un certain nombre d’engagements pour « démanteler les entraves systémiques à l’activité des femmes entrepreneures ». Les engagements et initiatives en faveur de l’entrepreneuriat féminin se sont effectivement multipliés, y compris dans les pays d’Afrique francophone. Malgré ces efforts, cependant, et bien qu’un dynamisme entrepreneurial soit bien réel en Afrique, les rares données scientifiques qui existent sur la question suggèrent des réalités de terrain bien loin des figures de femmes entrepreneures à la tête de grandes entreprises florissantes célébrées dans les magazines et les vignettes des rapports des bailleurs de fonds. Malgré de récentes améliorations, les femmes entrepreneures sur le continent font face à des défis de taille.
Dans un tel contexte, ce colloque vise à explorer les réalités de l’entrepreneuriat féminin en Afrique francophone et à réfléchir sur les nouveaux défis auxquels les entrepreneures africaines sont confrontées.
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