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Les agriculteurs et éleveurs du Guidimakha (sud de la Mauritanie) face aux défis de l’accès à la protection sociale en période Post-covid.

OW

Membre a labase

Ousmane Wague : Université Al Aasriya de Nouakchott

Résumé de la communication

Considérée comme « Le grenier de la Mauritanie », abritant une population de 315 694[1] habitants en 2022, le Guidimakha, une région frontalière avec le Mali et le Sénégal abrite des activités à vocation agricole et de transhumance animale importante. Ces deux activités sont soumises aux aléas climatiques (sècheresses, inondations, invasion acridienne) et dernièrement à l’impact novice de la covid 19 ayant attisé la crise du secteur agropastoral faisant que les agriculteurs et les éleveurs font sont en proie à des contraintes pour leur accès aux services sociaux de base. Il ressort de l’investigation sur le terrain les constats suivants : dans l’activité agro-sylvo-pastorale qui caractérise la wilaya de Guidimakha, l’inclusion citoyenne reste faible. La faible productivité (baisse des ressources, déséquilibre alimentaire, désorganisation de la filière aliment bétail) complique encore plus l’institution d’un régime de protection sociale conséquent et la formalisation de l’activité agricole-sylvo-pastorale. La faible disponibilité des services de base, couplée, notamment pour les ménages pauvres, à de nombreuses barrières d’accès aux services disponibles, rend l’éducation en milieu pastoral pas aisée. L’accès aux centres de santé reste conditionné à la proximité, à la qualité du service mais également aux coûts. Les grandes mutations des systèmes d’élevage côtoyant davantage les villes vont dans le sens d’une meilleure intégration d’une partie des éleveurs.

Résumé du colloque

La demande en services sociaux de base demeure un enjeu majeur dans plusieurs pays africains en raison de la persistance de la pauvreté (Banque mondiale, 2016). En effet, les États africains sont confrontés à un manque de ressources aux effets pervers qui révèlent des problématiques notamment en ce qui a trait à la rétention des forces vives des nations. À titre d’exemple, ces dernières années, des milliers de jeunes africain·es ont migré surtout vers l’Europe, mais aussi ailleurs en quête d’un avenir meilleur. Ce phénomène se consolide avec l’apparition récente de nouvelles voies illégales d’émigrations, toujours au départ de l’Afrique, vers l’Amérique du Nord, en passant par le Nicaragua ou même le Brésil. Que révèle l’intensification de cette migration illégale? Dans quelle mesure des politiques sociales efficaces peuvent-elles contribuer à ralentir, voire arrêter ces départs aux issues parfois macabres? Dans quelle mesure l’état des politiques sociales à l’échelle du continent africain participe-t-il à renforcer le désarroi des jeunes menant à la forte émigration clandestine?

Les politiques sociales concernent l’ensemble des dispositifs institutionnels d’action collective visant le développement social, la protection et les droits des individus au sein de la société (Jamot-Robert, 2006).

S’interroger sur le développement économique et social des pays africains sous l’angle des politiques sociales revient à s’interroger sur la place des États et des organismes communautaires, sur leur marge de manœuvre dans l’élaboration et la mise en application de celles-ci. C’est aussi s’interroger sur les expériences pertinentes conduites par les associations de la société civile.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : Ndeye Faty Sarr
section icon Date : 15 mai 2024

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