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David Baril : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
La première phase du projet de recherche-développement Transitions réussies vers les études supérieures : Réfléchir aux transitions entre les voies de formation sous la perspective des jeunes de la Mauricie (Nadia Rousseau, Ph.D., UQTR) a permis d’identifier dix grandes catégories de besoins transversaux en matière de transitions vers les études supérieures.
Un peu plus de 100 personnes apprenantes, ainsi que 26 acteurs et actrices de soutien en matière de transitions des différents ordres – secondaire, collégial et universitaire – ont été interviewés en 2022 lors de cette première phase du projet de recherche.
Les objectifs de ces entretiens étaient de :
Identifier les besoins des apprenants en matière de soutien aux transitions dans les différents contextes éducatifs (perspective des personnes apprenantes).
Documenter les mesures de soutien aux transitions actuellement déployées dans les différents contextes éducatifs participants (perspectives des acteurs et actrices de soutien).
Explorer les forces et les limites de ces mesures (selon les acteurs et actrices de soutien et selon les personnes apprenantes).
Cette communication présentera des résultats préliminaires inédits, visant à enrichir le débat sur les besoins diversifiés des communautés étudiantes en transition. Nous explorerons les besoins transversaux identifiés et les perceptions sur les mesures de soutien existantes, mettant en lumière les pratiques appréciées et les lacunes à combler.
Voilà plus de trente ans que l’on appelle, au Québec, au développement de la cohérence interne ou horizontale des programmes en enseignement supérieur. Déjà, en 1988, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) recommandait que « le collège et l’université travaillent ensemble à la continuité dans un programme de formation, qu’ils coordonnent les objectifs de ce programme », de sorte que l’étudiant « se sente engagé, dès son entrée au collège [jusqu’]au terme d’un programme de premier cycle universitaire » (Conseil supérieur de l’éducation, 1988, p. 13). Cette volonté est réaffirmée en 1998 par la création d’un Groupe de travail sur la collaboration entre les collèges et les universités et réitérée en 2004 par le CSE quant à l’importance du développement de programmes de type DEC-BAC, au-delà même de la « bonne volonté » (Conseil supérieur de l’éducation, 2015). En 2021, la volonté ministérielle est sans équivoque : des pôles régionaux d’enseignement supérieur et un financement sont actualisés afin de promouvoir la collaboration interordre.
Ainsi, au fil des années, plusieurs types de parcours inspirants ont émergé. Jusqu’à tout récemment, le Ministère ne recensait ni les ententes, ni ne disposait d’aucune donnée liée à l’efficacité de celles-ci (Conseil supérieur de l’éducation, 2015). Une recherche documentaire démontre que les écrits semblent épars sur le sujet, comme le confirme Duhaime (2020). Cependant, ce dernier conclut que ce type d’entente semble avoir une influence positive sur le taux de persévérance en sciences infirmières.
Trois décennies plus tard, où en sont les établissements d’enseignement supérieur dans la mise en œuvre, mais également l’évaluation de ce type de collaboration?
Ce colloque propose de réunir les personnes expertes (professionnelles et chercheuses) en matière de parcours interordres et intercycles au Québec afin d’en saisir l’ampleur, mais également de faire émerger des constats, des bonnes pratiques en matière de collaboration, de concertation, de cheminement, de persévérance, de réussite étudiante et d’évaluation en vue de favoriser le développement et la mise en œuvre de parcours au service de la mission de l’enseignement supérieur.
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