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Myrna Derbas : Université de Montréal
L’implication parentale est une composante indispensable à la collaboration école-famille (ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, 2009 ; Larivée, 2011). De plus, plusieurs enjeux demandent une adaptation chez les familles immigrantes et les familles ayant un enfant avec TSA qui peuvent agir comme obstacles à l’implication (Camard, 2018 ; Chatenoud et al, 2014 ; Changkakoti et Akkari, 2008 ; Charrette et Kalubi, 2017). Lorsqu’une famille fait face à ces deux situations (immigrante et ayant un enfant avec TSA), celle-ci fait face à un double défi. Cette recherche porte sur l’implication parentale des parents issus de l’immigration et ayant un enfant avec TSA. L’objectif principal est de mieux comprendre les pratiques parentales que les parents utilisent pour s’impliquer dans la scolarité de leur enfant. En suivant une méthode qualitative interprétative, un entretien semi-dirigé a été effectué avec quatre participantes. Les données ont été analysées avec une analyse thématique et un codage ouvert. Les résultats ont montré que les pratiques parentales amenant l’implication à la maison sont souvent utilisées par la majorité des participantes, alors que celles impliquant les parents à l’école sont les moins utilisées. De plus, nous voyons que la relation avec l’école, le soutien social et l’état mental des parents peuvent grandement influencer l’implication parentale des parents.
Les instances gouvernementales et les milieux scolaires œuvrent pour trouver des moyens d’accroître la réussite éducative et, plus particulièrement, l’atteinte des cibles d’apprentissage telles que définies par le ministère de l’Éducation (MEES, 2017; OCDE, 2023). Pour y arriver, le concept de bonnes pratiques a occupé et occupe toujours un espace important dans les discussions menées par les différents acteurs du milieu éducatif (Cook et al., 2012; Maulini et al., 2012). Or, selon la vision de chacun de ces acteurs, notamment celle des chercheurs, les résultats de cette réflexion peuvent varier considérablement (Darling-Hammond, 2010). Doit-on aborder la question sous l’angle de la philosophie éducative retenue? Doit-on plutôt réfléchir à cette question dans une perspective psychopédagogique en précisant les facteurs environnementaux favorisant les apprentissages ou encore en précisant les actions didactiques que les différents intervenants doivent mener? Cette question peut aussi être abordée plus simplement sous l’angle de l’enseignement ou encore selon le point de vue de l’apprenant. La prise en compte de tous ces regards est essentielle lorsque l’on souhaite actualiser les pratiques de classe afin de contribuer à la réussite des élèves, et non pas imposer des pratiques aux enseignants (Perrenoud, 2002). Actuellement, au Québec, ces regards croisés ne semblent pas être le moteur du renouvellement des pratiques. C’est ce manque que souhaitent combler les participants à ce colloque.
À travers cinq thèmes importants, des chercheurs et des praticiens discutent de l’actualisation des pratiques de classe, ce qui permet la coconstruction d’une vision plus riche que celle permise par l’analyse de la situation sous un seul angle. Les thèmes retenus sont : 1) la collaboration; 2) les rôles et fonctions des enseignants et des orthopédagogues; 3) le coenseignement; 4) les pratiques différenciées permettant de soutenir l’inclusion; et 5) l’enseignement par microtâches.
Titre du colloque :