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Gabrielle Silva Mota Drumond : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les médias locaux et régionaux traversent une période éprouvante, notamment au Canada. Fragilisés par ce contexte d’incertitude sur les plans financier et sociotechnique, les médias d’information couvrant des territoires plus petits que ceux couverts par les médias nationaux se retrouveraient dans une situation encore plus critique. Dans ce contexte de crises multiples, la confiance envers les médias d’information — ou la méfiance envers eux —, semble être un aspect important de la vitalité de ce secteur. Avec des sources d’informations diverses à la disposition des gens, ces relations de confiance pourraient jouer un rôle important dans la formation des pratiques informationnelles et dans la curation des autorités informationnelle auxquelles les gens se fient. Afin de comprendre les relations de confiance entre les médias d’information et leurs publics, nous réalisons une étude de cas d’une région de la francophonie canadienne, soit les Maritimes. Dans le cadre de cette communication, nous présentons la problématique, le cadre théorique et la méthodologie qui sont mobilisés dans le cadre d’une analyse comparée sur la façon dont ces relations de confiance sont perçues par les deux parties impliquées. Nous nous penchons sur les pratiques informationnelles des membres de ces communautés dans les Maritimes et sur les relations de confiance imaginées par les journalistes dans l’exercice des rôles qu’ils revendiquent au sein de ces communautés.
Le journalisme est un objet de recherche populaire en communication et en sciences de l’information. Historiquement, quatre approches peuvent être retenues dans la documentation.
La première relève de l’analyse socioéconomique macrosociale. Descriptive ou critique, elle consiste à analyser la diversité des contenus proposés par les médias en la mettant en perspective avec leurs modèles de financement et le rôle qui leur est théoriquement réservé dans les théories de la démocratie. La deuxième est issue de l’analyse de discours ou de la sémiotique. Concentrée sur les contenus produits, elle décortique de manière plus approfondie la façon dont les informations sont construites. La troisième s’attache à composer et mettre à jour une sociologie des journalistes. Plus descriptive que les précédentes, elle s’attache à faire ressortir les caractéristiques des personnes exerçant le métier et à décrire leurs trajectoires professionnelles. La quatrième tradition concerne l’étude des publics de l’information. Davantage menée par les chercheur·e·s s’intéressant à la réception, aux publics ou aux usages des dispositifs d’information et de communication, elle s’intéresse cette fois à la manière dont les contenus produits circulent et se font approprier par la variété des publics.
Dans lesquels de ces grands axes les recherches actuelles s’inscrivent-elles ? Les mutations de l’écosystème informationnel impliquent-elles une redéfinition ou un élargissement de ces axes ? Nous proposons de rassembler dans ce colloque une douzaine de doctorant·e·s du Québec qui mènent des travaux dans ce secteur fortement influencé par le virage numérique.