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Les pratiques journalistiques en zone de conflits

JP

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Jordan Proust : Université Laval

Résumé de la communication

Dans une ère de tensions où les conflits militaires sont nombreux et complexes, la place du journalisme sur les théâtres d’opération est essentielle. Ce travail de recherche contribue à la compréhension des relations qui existent entre le monde médiatique et militaire. Ces relations ont connu des périodes de grandes tensions jusqu’à l’arrivée, au tournant des années 2000, d'une nouvelle pratique, celle de l’"embedded journalism", consistant en l'intégration du reporter au sein d’unités militaires.


Plongé dans une zone de conflits dans le cadre de cette pratique professionnelle désormais devenue la norme dans de nombreuses armées, le reporter doit évoluer au sein d’une structure militaire qui a édicté des règles, qui contrôle le quotidien du professionnel médiatique et qui se réserve le droit de soustraire ou censurer l’information que le journaliste peut collecter. C’est dans cet environnement que le reporter intégré doit réaliser sa production professionnelle tout en réussissant à trouver des espaces de liberté, à la recherche d’informations supplémentaires.

Dans le cadre de ce travail de recherche, j’ai réalisé 11 entrevues semi-dirigées, réparties entre deux types d’acteurs : les journalistes intégrés et les officiers spécialisés dans les relations avec les médias. J’ai pu recueillir leurs points de vue et leurs perceptions à propos de la place du professionnel des médias sur une zone d’opérations dans le cadre de la pratique de l’intégration au sein d’unités.

Résumé du colloque

Le journalisme est un objet de recherche populaire en communication et en sciences de l’information. Historiquement, quatre approches peuvent être retenues dans la documentation.

La première relève de l’analyse socioéconomique macrosociale. Descriptive ou critique, elle consiste à analyser la diversité des contenus proposés par les médias en la mettant en perspective avec leurs modèles de financement et le rôle qui leur est théoriquement réservé dans les théories de la démocratie. La deuxième est issue de l’analyse de discours ou de la sémiotique. Concentrée sur les contenus produits, elle décortique de manière plus approfondie la façon dont les informations sont construites. La troisième s’attache à composer et mettre à jour une sociologie des journalistes. Plus descriptive que les précédentes, elle s’attache à faire ressortir les caractéristiques des personnes exerçant le métier et à décrire leurs trajectoires professionnelles. La quatrième tradition concerne l’étude des publics de l’information. Davantage menée par les chercheur·e·s s’intéressant à la réception, aux publics ou aux usages des dispositifs d’information et de communication, elle s’intéresse cette fois à la manière dont les contenus produits circulent et se font approprier par la variété des publics.

Dans lesquels de ces grands axes les recherches actuelles s’inscrivent-elles ? Les mutations de l’écosystème informationnel impliquent-elles une redéfinition ou un élargissement de ces axes ? Nous proposons de rassembler dans ce colloque une douzaine de doctorant·e·s du Québec qui mènent des travaux dans ce secteur fortement influencé par le virage numérique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

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