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Émilie Cloutier
Cette présentation vise à rapporter les résultats d’un projet doctoral cherchant à examiner et à comparer les tâches de la conscience morphologique (CM) ainsi qu’à comprendre l’implication de ces différentes mesures dans la contribution unique de la CM à la compréhension en lecture. Les données ont été recueillies auprès de 126 élèves anglophones de 5e année du primaire dans la région de Montréal et des environs au Québec. Quatre tâches évaluant la conscience morphologique (Decomposition Test et Derivation Test, Carlisle, 2000; Extract the Base Test, Goodwin, 2013; Word Analogy Test, Deacon et al., 2014) ont été administrées. Les tâches de CM ont été sélectionnées selon leurs caractéristiques (la modalité de réponse, la manipulation ciblée et la présence d’indices contextuels). De plus, des évaluations du vocabulaire, de l’identification des mots ainsi que de la compréhension d’extraits de texte ont été administrées aux participants. Les résultats obtenus démontrent que seulement deux tâches (Derivation et Decomposition) de CM prédisaient la compréhension en lecture. Les résultats mènent à voir que les caractéristiques des tâches affectent leur contribution à la compréhension en lecture. Ceci doit également être porté à l’attention des chercheurs et des praticiens dans l’évaluation des habiletés et des connaissances des élèves afin d’orienter vers une intervention précise.
Au cours des trente dernières années, particulièrement dans la dernière décennie, la recherche portant sur la littératie étudie de manière intensive la contribution des connaissances morphologiques. Ainsi, au regard de leur relation avec la lecture, certaines études concluent qu’elles jouent un rôle fondamental, et ce, dès le début de la scolarité (Cohen-Mimran et al., 2022). D’autres études ont permis d’alimenter des modèles théoriques qui capturent leur rôle direct ou indirect lors de la lecture de mots (Levesque et Deacon, 2022) ou de la compréhension de textes (Levesque et al., 2019). Quant à la relation des connaissances morphologiques et du vocabulaire, des études l’ont explorée en profondeur afin de déduire le sens unidirectionnel (Fejzo et al., 2020) et bidirectionnel de cette relation (Saidane et al., 2020). Finalement, en ce qui concerne leur contribution à l’écriture, certaines études ont permis d’éclairer sur la manière d’intégrer les connaissances morphologiques en salle de classe, par un enseignement implicite ou explicite, afin d’améliorer la performance en orthographe lexicale (Burton et al., 2021), alors que d’autres études ont permis de documenter les liens entre les connaissances morphologiques et la qualité des textes produits (Zhang, 2021).
Si, dans l’ensemble, ces recherches indiquent que les connaissances morphologiques s’avèrent fondamentales pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, le présent colloque souhaite faire l’état des connaissances issues des récentes études portant sur les connaissances morphologiques et la didactique du français.
À cet effet, nous proposons les axes suivants :
Titre du colloque :