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Limites des politiques sociales liées à l'emploi des jeunes et des femmes depuis la période coloniale jusqu'à la période post-Covid-19 : les cas du Mali, Mauritanie et Sénégal

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Ndeye Faty Sarr : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi

Résumé de la communication

Cette communication présente les résultats de notre recherche sur les politiques sociales transformatrices et genrées en Afrique post-Covid. La recherche visait aussi à analyser l’interconnexion entre les politiques sociales et les politiques économiques ainsi que les incidences des deux sur le genre, les classes sociales et les inégalités spatiales. La démarche méthodologique retenue repose sur une revue littéraire et une analyse des données secondaires (rapports nationaux, notes de politiques, décrets, publications scientifiques, etc.). Des entrevues ont été effectuées avec des personnes bénéficiaires et non bénéficiaires des politiques sociales. Sur le plan théorique, les concept d’Empowerment, de l’intersectionnalité et la théorie du changement social ont été mobilisés. Les résultats révèlent que les politiques sociales liées à l’emploi des femmes et des jeunes ont été tributaires des conjonctures sociopolitiques et économiques des trois pays. Ils révèlent aussi: une absence d’arrimage de ces politiques sociales ciblant les femmes et les jeunes à leurs fonctions principales de production et de reproduction, une insensibilité aux normes de genre, la non-prise en compte de la segmentation du travail productif, une asymétrie entre les structures économiques des pays et leur ancrage à l’idéologie économique dominante.

Résumé du colloque

La demande en services sociaux de base demeure un enjeu majeur dans plusieurs pays africains en raison de la persistance de la pauvreté (Banque mondiale, 2016). En effet, les États africains sont confrontés à un manque de ressources aux effets pervers qui révèlent des problématiques notamment en ce qui a trait à la rétention des forces vives des nations. À titre d’exemple, ces dernières années, des milliers de jeunes africain·es ont migré surtout vers l’Europe, mais aussi ailleurs en quête d’un avenir meilleur. Ce phénomène se consolide avec l’apparition récente de nouvelles voies illégales d’émigrations, toujours au départ de l’Afrique, vers l’Amérique du Nord, en passant par le Nicaragua ou même le Brésil. Que révèle l’intensification de cette migration illégale? Dans quelle mesure des politiques sociales efficaces peuvent-elles contribuer à ralentir, voire arrêter ces départs aux issues parfois macabres? Dans quelle mesure l’état des politiques sociales à l’échelle du continent africain participe-t-il à renforcer le désarroi des jeunes menant à la forte émigration clandestine?

Les politiques sociales concernent l’ensemble des dispositifs institutionnels d’action collective visant le développement social, la protection et les droits des individus au sein de la société (Jamot-Robert, 2006).

S’interroger sur le développement économique et social des pays africains sous l’angle des politiques sociales revient à s’interroger sur la place des États et des organismes communautaires, sur leur marge de manœuvre dans l’élaboration et la mise en application de celles-ci. C’est aussi s’interroger sur les expériences pertinentes conduites par les associations de la société civile.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : Pierre Jacquemot
section icon Date : 15 mai 2024

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