pen icon Colloque
quote

L’influence socioculturelle des cultures sur les dispositifs de formation des enseignants du primaire au Cameroun et au Rwanda

JN

Membre a labase

Julia Ndibnu-Messina Ethé : Université de Yaoundé I

Résumé de la communication

L’histoire coloniale du Cameroun et Rwanda est marquée par des politiques linguistiques désireuses de rendre compte de la culture des nations africaines. Le Rwanda développe des formations centrées sur l’usage du kinyarwanda dans les trois premières années du primaire, langue nationale unanimement utilisée tandis que le Cameroun bénéficie du français et de l’anglais. Au Cameroun, la formation des maîtres se déroule en français/anglais même si ces derniers seront sélectionnés pour enseigner en langue camerounaise et français dans les programmes élaborés à cet effet. Au Rwanda, la langue d’enseignement est l’anglais sauf dans les trois premières années du primaire où le kinyarwanda est medium. Le français est actuellement une langue enseignée avec un peu plus d’attachement (à cette langue). Un plan de renforcement de l’enseignement du français est en attente d’implémentation. Les maîtres du primaire semblent plus confortables dans l’usage du kinyarwanda pendant les interactions verbales. A partir d’une recherche essentiellement documentaire et de nos connaissances sur ces milieux, il est loisible de constater que l’histoire coloniale influence largement les systèmes éducatifs africains. Quelques révolutions sont en cours et permettent une intégration des aspects culturels dans les dispositifs pédagogiques.

Résumé du colloque

L’éducation autochtone, riche en traditions et en philosophies, est souvent écartée des systèmes éducatifs traditionnels. Aujourd’hui, devant l’importance de la réconciliation et de l’intercompréhension, comment réaliser une coéducation incluant authentiquement les perspectives autochtones? Il est crucial que cette collaboration ne soit pas superficielle, mais qu’elle fusionne réellement savoirs et pratiques.

Au-delà d’une simple consultation, collaborer signifie coconcevoir et garantir des bénéfices pour les communautés autochtones et les institutions éducatives. Il s’agit d’étudier les partenariats entre écoles, gouvernements, ONG et communautés autochtones.

Des questions surgissent :

– Comment les écoles peuvent-elles créer de vrais partenariats avec les communautés?

– Comment intégrer les modèles de gouvernance autochtones aux cadres éducatifs actuels de manière équilibrée?

– Comment assurer des programmes scolaires tout en respectant les traditions autochtones?

– Quel rôle la technologie joue-t-elle dans cette collaboration sans nuire à la pédagogie autochtone?

– Comment évaluer ces initiatives tout en respectant les différences culturelles et en offrant un retour d’information respectueux?

Le défi est de développer une éducation autochtone collaborative, respectueuse et efficace, tout en surmontant les obstacles pratiques et idéologiques. Cela demande une réflexion profonde et un engagement sincère pour un changement réel.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :