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Laurence Godin : Université Laval
Cette présentation se penche sur l’intégration des principes de l’économie circulaire dans la vie quotidienne et sur manière dont les objets tombent en désuétude, circulent et sont réappropriés par les ménages. Pour aborder cette question, elle mobilise une série d’entretiens menés dans la ville de Québec avec des consommateur, des commerçants ou des personnes impliquées dans des groupes comme les Cafés Réparation. Deux grandes conclusions se dégagent. La première, c’est que s’engager dans l’achat, la vente, la recherche ou le don d’objets usagés demande de nombreuses ressources, notamment du temps, des compétences et un moyen de transport approprié. Pour cette raison, dans l’état actuel des choses, donner une deuxième vie aux objets du quotidien relève plus d’un loisir ou d’une passion que d’une pratique à large échelle. La seconde conclusion concerne le rôle central des réseaux sociaux – plus particulièrement Facebook – pour l’ensemble des acteurs impliqués, notamment via les petites annonces ou pour les communications des groupes actifs autour de ces enjeux. L’algorithme qui détermine la visibilité des annonces et des publications joue un rôle fondamental dans la circulation des objets entre les ménages et peut, de ce point de vue, soit la promouvoir, soit l’entraver sérieusement. L’ensemble de ces éléments pointe donc vers la nécessité de réfléchir à des infrastructures qui rendraient cet ensemble de pratiques accessibles à l’ensemble de la population.
Avec la complexification des enjeux associés à l’évolution de nos sociétés, l’identification de stratégies propices à opérationnaliser le développement durable (DD) et à déployer une économie circulaire (EC) repose sur des approches collaboratives favorables à l’émergence de pratiques transdisciplinaires. La communauté scientifique est conséquemment appelée à développer une vision intégrée et inclusive des savoirs, apte à fournir des approches systémiques à des problématiques complexes dont les résultats doivent s’ancrer dans les pratiques des parties prenantes ainsi que dans la société.
Ce colloque s’inscrit dans la continuité des réflexions et des discussions qui ont eu lieu lors des deux colloques organisés respectivement par le RRECQ et l’IEDS à l’Acfas en 2023. En misant cette fois-ci sur la complémentarité, il constitue un forum unique permettant de mettre en lumière la pluralité des travaux tant sur le plan de l’approche scientifique et des enjeux soulevés (sociaux, économiques, techniques, environnementaux, politiques, etc.) que des acteurs mobilisés et des échelles de mise en œuvre spatiale et temporelle. Le colloque offre également un espace de rencontre pour discuter d’enjeux de la recherche sous la lentille de la durabilité et de la circularité.
Ce colloque est en outre l’occasion de favoriser les discussions entre chercheurs et étudiants œuvrant dans les domaines du développement durable et de l’économie circulaire. Ces deux domaines, éminemment interdisciplinaires, comportent plusieurs points de convergence pertinents à explorer. Les riches discussions entre les participants favoriseront le développement de nouvelles collaborations de recherche interdisciplinaire ainsi que l’avancement des connaissances.
Titre du colloque :