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Bernard Motulsky
Nous discuterons de l’approche heuristique pour la résolution de problèmes de communication des risques, en commençant par la définition et le partage du problème (identification, occurrence, impacts). Nous tiendrons compte des connaissances disponibles ou non, de l'engagement et du rôle des acteurs clés, incluant la communauté scientifique, les décideurs et le public affecté. À l’aide d’exemples, nous indiquerons l'importance de l'analyse approfondie du risque, basée sur des preuves scientifiques et des perceptions des différents acteurs. Nous soulignerons les stratégies pour une communication efficace, visant à informer sur l'existence, l’occurrence et les impacts des aléas en mettant en évidence les exigences de simplicité et d’adaptation des messages aux cibles. Nous présenterons également des méthodes pour cibler et engager les communautés affectées, ainsi que des moyens de communication et de feedback pour améliorer continuellement les stratégies de communication des risques.
L’année 2023 aura une nouvelle fois été marquée par les effets dévastateurs des changements climatiques, tant au Québec, au Canada que sur l’ensemble de la planète. Les dérèglements climatiques sont visibles partout, engendrant des feux de forêt, des sécheresses, des tempêtes ou encore d’importantes inondations.
Devant ces risques qui sont voués à devenir une nouvelle « norme », les acteurs de la gestion des risques climatiques et météorologiques s’organisent, qu’ils viennent des milieux de l’enseignement, publics, privés, associatifs, etc. Afin de définir les leviers majeurs à lever pour rendre les territoires plus résilients, l’approche intersectorielle apparaît comme une nécessité. C’est dans ce contexte et pour faire suite aux inondations de 2017 au Québec que le Réseau Inondations InterSectoriel du Québec (RIISQ) a été créé afin de traiter spécifiquement la problématique des inondations. Le colloque s’inscrit dans la poursuite des travaux du Réseau.
Une meilleure gestion des risques climatiques débute par une anticipation et une prévision optimisées. Aujourd’hui, Environnement Canada, partenaire du colloque, œuvre au quotidien pour améliorer les systèmes de prévision des risques météorologiques et climatiques. Mais comment allier prévision et communication? Quels messages transmettre aux acteurs de la sécurité civile, des municipalités et à ceux qui sont en première ligne en cas de survenance d’un événement climatique? Enfin, comment adapter ces messages aux vulnérabilités et aux spécificités (géographiques, sociales, urbaines) de chaque territoire québécois?
C’est entre autres à ces questions que vise à répondre ce colloque. Combinant interventions scientifiques et tables rondes d’experts, il aborde la collaboration intersectorielle et la problématique de la communication dans les trois phases de la gestion des risques climatiques, que ce soit pour la prévision des phénomènes climatiques, la phase de gestion de la crise et, enfin, celle du rétablissement.
Titre du colloque :