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Pour une meilleure intégration des contenus disciplinaires et didactiques en formation à l’enseignement : comparaison des secteurs franco- et anglo-québécois

RG

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Raphaël Gani : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Au Canada, une particularité du Québec en formation à l’enseignement est l’enchevêtrement de cours disciplinaires et didactiques dans le baccalauréat en éducation. Pour l’enseignement de l’histoire, les futur.e.s enseignant.e.s doivent suivre à la fois des cours d’histoire et de didactique de l’histoire. Le tout se complique en contexte minoritaire anglophone québécois, qui accueille des étudiants provenant du reste du Canada qui n’ont pas suivi de cours d’histoire du Québec durant leurs études secondaires – une histoire qu’ils devront enseigner au Québec en stage. Cette présentation porte sur l’enjeu que représente l’intégration des contenus didactiques et disciplinaires, respectivement pour les secteurs francophones et anglophones du Québec. Plusieurs questions se posent : comment favoriser l’intégration de ces contenus ? Le cas du nouveau cours Perspectives sur l’univers social à l’Université Laval servira d’exemple. Comment favoriser cette intégration en milieu anglophone minoritaire ? Le cas des cohortes d’étudiants provenant du reste du Canada à l’Université Bishop’s servira de tremplin pour formuler des constats, en comparaison au secteur francophone. Enfin, la question se pose à savoir si les futur.e.s enseignant.e.s d’histoire au Québec, tant francophones qu’anglophones, se doivent d’apprendre les mêmes contenus disciplinaires et didactiques. Autrement dit, nous aborderons en conclusion l’épineuse question des programmes différenciés de formation à l’enseignement.

Résumé du colloque

Le métier d’enseignant se transforme. Avec des savoirs qui évoluent et se réorganisent et des populations d’élèves de plus en plus hétérogènes, le personnel enseignant est appelé à développer de nouvelles compétences. Les contours de la profession bougent aussi selon les formes de l’État ainsi que les contextes sociaux et politiques changeants. Les régulations institutionnelles et professionnelles ou post-bureaucratiques (Maroy, 2008), les modèles de justice (Derouet et Derouet-Besson, 2009; Derouet, 2000), la centralisation ou la décentralisation ou encore l’interventionnisme ou le néolibéralisme (Sattler, 2012) ont des répercussions sur le travail enseignant.

Le travail quotidien des enseignantes est complexe (Lessard et Tardif, 1999) et renvoie entre autres à la culture d’établissement qu’elles intègrent et aux relations établies avec leurs groupes d’élèves. On sait qu’il l’est encore davantage en contexte linguistique minoritaire, considérant les politiques d’aménagement linguistique, les responsabilités liées à la langue et à la culture qui incombent aux enseignantes (Jones et Martine Jones, 2004) et aux éventuelles difficultés à s’en saisir (Gérin-Lajoie, 2006; Turner, 2012). À cela s’ajoutent le développement et la validation d’interventions pédagogiques adaptées ainsi que des enjeux de formation du personnel enseignant préparé pour la tâche (Cavanagh, Cammarata et Blain, 2016). Les premières années dans la profession enseignante étant déterminantes, ces aspects prennent toute leur importance (Broccolichi, Joigneaux et Mierzejewski, 2018).

Puisque l’école joue un rôle central dans la pérennité des communautés linguistiques en situation minoritaire, l’étude de contextes éducatifs au Canada et ailleurs dans le monde où des langues sont minorées prend tout son sens. Si ce colloque s’intéresse au travail enseignant et à sa transformation en général, il envisage donc de se pencher plus spécifiquement sur le travail enseignant en situation linguistique minoritaire.

Ce colloque se propose d’examiner le métier d’enseignant selon différents angles portant sur les éléments suivants :

1) Enjeux théoriques en lien avec le travail enseignant en général et en contexte linguistique minoritaire

2) Transformations/évolutions du travail enseignant

3) Portraits du personnel enseignant (études sociodémographiques, sociolinguistiques, comparaisons, etc.)

4) Enjeux méthodologiques dans l’étude du travail enseignant et de ses transformations (quelles méthodes permettent de saisir, de comprendre les nouveaux contours du travail enseignant? Comment saisir les expériences, les épreuves qui jalonnent le métier?)

5) Études de terrain, observations, ethnographies ou autres et présentation de résultats de nature empirique

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
manager icon Responsables :
Nathalie Bélanger
section icon Date : 15 mai 2024

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