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Thi Huong Dang : Université Laval
Dans le cadre du processus d’intégration internationale, l’État-parti et le gouvernement vietnamiens attachent une importance de premier plan à la présentation de leur image au public international. Les médias de langue française appartiennent aux entreprises publiques et réalisent les stratégies de diplomatie publique. L’une des activités importantes de ces médias est d’effectuer la communication externe afin de renforcer les liens entre le Vietnam et le reste du monde. Dans le cadre de ma thèse doctorale, j’ai interviewé six responsables et six journalistes des médias francophones vietnamiens. Cette communication aborde les trois thèmes suivants : 1) les principales fonctions des médias de langue française dans la présentation de l’image de marque du Vietnam à l’étranger; 2) les perceptions des responsables et des journalistes des médias francophones vietnamiens en matière de la liberté de la presse au Vietnam et de pratiques journalistiques dans un contexte politique de parti unique; 3) les principales contraintes éditoriales de ces médias ainsi que les efforts des responsables et des journalistes pour répondre en même temps aux besoins d’information du public francophone international. Cette étude comble un manque des connaissances quant à la pratique journalistique des médias diplomatiques vietnamiens, particulièrement dans un pays émergent qui tend à développer son économie et à s’intégrer au monde en maintenant le pouvoir du Parti et en suivant le système socialiste.
Le journalisme est un objet de recherche populaire en communication et en sciences de l’information. Historiquement, quatre approches peuvent être retenues dans la documentation.
La première relève de l’analyse socioéconomique macrosociale. Descriptive ou critique, elle consiste à analyser la diversité des contenus proposés par les médias en la mettant en perspective avec leurs modèles de financement et le rôle qui leur est théoriquement réservé dans les théories de la démocratie. La deuxième est issue de l’analyse de discours ou de la sémiotique. Concentrée sur les contenus produits, elle décortique de manière plus approfondie la façon dont les informations sont construites. La troisième s’attache à composer et mettre à jour une sociologie des journalistes. Plus descriptive que les précédentes, elle s’attache à faire ressortir les caractéristiques des personnes exerçant le métier et à décrire leurs trajectoires professionnelles. La quatrième tradition concerne l’étude des publics de l’information. Davantage menée par les chercheur·e·s s’intéressant à la réception, aux publics ou aux usages des dispositifs d’information et de communication, elle s’intéresse cette fois à la manière dont les contenus produits circulent et se font approprier par la variété des publics.
Dans lesquels de ces grands axes les recherches actuelles s’inscrivent-elles ? Les mutations de l’écosystème informationnel impliquent-elles une redéfinition ou un élargissement de ces axes ? Nous proposons de rassembler dans ce colloque une douzaine de doctorant·e·s du Québec qui mènent des travaux dans ce secteur fortement influencé par le virage numérique.