pen icon Colloque
quote

Prédire l’appartenance à des profils de bien-être eudaimonique intégrant la théorie de l’autodétermination et le modèle du bien-être psychologique de Carol Ryff

AG

Membre a labase

Annie Guillemette : Université Laval

Résumé de la communication

Parmi les conceptualisations du bien-être eudaimonique, deux théories ont particulièrement retenues l’attention de la communauté scientifique : la théorie de l’autodétermination (TAD) et le modèle du bien-être psychologique de Ryff. La TAD postule que la vitalité est une composante du bien-être alors que le modèle de Ryff propose 6 composantes pour ce concept (l'autonomie, la maîtrise de l'environnement, les relations, avoir un but, l'acceptation de soi et la croissance personnelle). La TAD conceptualise trois de ces composantes comme des besoins psychologiques fondamentaux (c’est-à-dire l’autonomie, la compétence et l’appartenance) qui agissent comme des prédicteurs du bien-être plutôt que comme composantes. Combinant ces deux théories, cette étude a utilisé une approche centrée sur la personne pour (1) identifier des profils de bien-être, et (2) tester le rôle prédicteur des besoins psychologiques dans l’appartenance aux profils obtenus. Un échantillon de 434 étudiants universitaires (81 % de femmes ; M age = 24 ans) a répondu à un sondage en ligne en 2018. Les résultats de l'analyse suggèrent 3 profils de bien-être eudémonique : bien-être faible avec croissance personnelle faible (13%), bien-être faible avec croissance personnelle élevée (41%) et bien-être élevé (46%).

Résumé du colloque

La mission de l’école québécoise consiste à « instruire, socialiser, qualifier » les élèves grâce au programme de formation et aux services éducatifs complémentaires, reconnus comme faisant partie intégrante de l’école. Bien que des indicateurs de performance scolaire soient souvent pris en compte pour évaluer la capacité du système scolaire à mener à bien sa mission, la Politique éducative du Québec vise plus que la performance scolaire : elle vise « la réussite de toutes et de tous, soutenus par leur communauté, qui, ensemble, forment des citoyennes et des citoyens compétents, créatifs, responsables, ouverts à la diversité et pleinement engagés dans la vie sociale, culturelle et économique du Québec ». Ce colloque vise à mieux comprendre l’atteinte du plein potentiel de l’élève en s’intéressant à ses rapports avec les individus significatifs de son environnement scolaire et extrascolaire. Il s’appuie sur la psychologie positive, qui s’intéresse au fonctionnement optimal de l’individu, des groupes et des institutions. Malgré ce courant théorique positif, force est de constater qu’une partie importante des recherches et des théories en éducation mise sur l’explication des déficits de l’élève et la prévention des difficultés. Plutôt que de mettre l’accent principalement sur les difficultés, leur prévention et leur compensation, la psychologie positive offre une attention équivalente à la reconnaissance et à la promotion des aspects positifs du fonctionnement et du développement de la personne et de leur environnement. Le colloque s’articule autour de trois grands axes : 1) l’étude du développement positif du jeune de l’entrée à l’école jusqu’au marché du travail; 2) le rôle des contextes formels et informels favorisant le développement positif du jeune; et 3) les programmes d’intervention visant à favoriser et à soutenir le développement positif du jeune en ciblant des relations significatives (p. ex. : parents, enseignants, mentors).

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :