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Processus de co-apprentissage, co-conception et co-décision pour l’inclusion significative au niveau postsecondaire et universitaire

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Martyna Kozlowska : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Le passage du cégep à l'université - et entre les programmes du 1er et du 2e cycle- est régulièrement marqué par un test de langue seconde (soit pour l'admission, la diplomation ou le placement dans un programme de langues). Le nombre de demandes d’accommodements dans le cadre de l'évaluation linguistique pour une variété de personnes en situation de handicap ou neurodivergentes augmente chaque année.
La présente étude documente les résultats des consultations au sujet d’un test de compétences en anglais dans un contexte universitaire et met l’accent sur les expériences des étudiant.e.s en situation de handicap et ceux qui les soutiennent au sein de l’établissement. L’objectif est de transformer le test actuel en outil d’évaluation porté par les principes de la conception universelle (1997), comportant un large éventail de fonctionnalités et de mesures adaptatives disponibles de façon autonome.
La consultation avec les parties prenantes : (1) des expertes en évaluation linguistique et en conception universelle, (2) des personnes conseillères et (3) les participants au test issus des communautés de personnes en situation de handicap ou neurodivergentes, a été réalisée par le biais d'une version du questionnaire Delphi (Liu & Anderson, 2008, Frey, 2014) et suivie par des groupes de discussion. Ce processus de co-apprentissage, co-conception et co-décision offre des aperçus sur les savoirs expérientiels et d’usages des personnes concernées.

Résumé du colloque

Voilà plus de trente ans que l’on appelle, au Québec, au développement de la cohérence interne ou horizontale des programmes en enseignement supérieur. Déjà, en 1988, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) recommandait que « le collège et l’université travaillent ensemble à la continuité dans un programme de formation, qu’ils coordonnent les objectifs de ce programme », de sorte que l’étudiant « se sente engagé, dès son entrée au collège [jusqu’]au terme d’un programme de premier cycle universitaire » (Conseil supérieur de l’éducation, 1988, p. 13). Cette volonté est réaffirmée en 1998 par la création d’un Groupe de travail sur la collaboration entre les collèges et les universités et réitérée en 2004 par le CSE quant à l’importance du développement de programmes de type DEC-BAC, au-delà même de la « bonne volonté » (Conseil supérieur de l’éducation, 2015). En 2021, la volonté ministérielle est sans équivoque : des pôles régionaux d’enseignement supérieur et un financement sont actualisés afin de promouvoir la collaboration interordre.

Ainsi, au fil des années, plusieurs types de parcours inspirants ont émergé. Jusqu’à tout récemment, le Ministère ne recensait ni les ententes, ni ne disposait d’aucune donnée liée à l’efficacité de celles-ci (Conseil supérieur de l’éducation, 2015). Une recherche documentaire démontre que les écrits semblent épars sur le sujet, comme le confirme Duhaime (2020). Cependant, ce dernier conclut que ce type d’entente semble avoir une influence positive sur le taux de persévérance en sciences infirmières.

Trois décennies plus tard, où en sont les établissements d’enseignement supérieur dans la mise en œuvre, mais également l’évaluation de ce type de collaboration?

Ce colloque propose de réunir les personnes expertes (professionnelles et chercheuses) en matière de parcours interordres et intercycles au Québec afin d’en saisir l’ampleur, mais également de faire émerger des constats, des bonnes pratiques en matière de collaboration, de concertation, de cheminement, de persévérance, de réussite étudiante et d’évaluation en vue de favoriser le développement et la mise en œuvre de parcours au service de la mission de l’enseignement supérieur.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 15 mai 2024

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