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Aurélie Wagener : Université de Liège
Les nouvelles technologies sont de plus en plus investies par les chercheurs et les cliniciens. Plus spécifiquement, depuis les années 90, l’utilisation de la réalité virtuelle (RV) comme outil d’évaluation et de prise en charge en psychologie clinique se développe. L’intérêtclinique de cette technologie a été mis en évidence pour réduire les troubles anxieux, distraire des stimuli douloureux, induire un état de relaxation,...et ce, à tout âge. Néamnoins, l’utilisation de celle-ci modifie la relation au patient. S’inscrire dans une approche d’« Evidence-Based Practice » (EBP) est de plus en plus prôné en psychologie clinique. L’EBP correspond à l’utilisation consciencieuse, explicite et judicieuse des meilleures preuves scientifiques récentes lors des choix concernant les soins de patients individuels. Pratiquer l’EBP repose sur la combinaison de 4 piliers: sa propre expertise clinique, les donnéesprobantes de la littérature scientifique, les préférences et valeurs de chaque patient individuel, les facteurs contextuels. La présentation permettra d’abord de (re)mettre en contexte l’approche « EBP » et de nourrir le pilier « données probantes de la littérature scientifique » quant à l’utilisation de la RV. Ensuite, elle permettra de discuter des trois autres piliers concernant l’utilisation de la RV en psychologie. Dans quels contextes son utilisation est-elle possible ? Quels ajustements et précautions sont nécessaires ? Pour quels patients ?
Les avancées technologiques et les évolutions du mode de vie ont engendré de nouvelles méthodes thérapeutiques, comme la thérapie par réalité virtuelle (RV) et l’utilisation de la technologie numérique, qui coexistent désormais avec les settings thérapeutiques traditionnels. Ces nouvelles approches, notamment dans les domaines de la santé physique et de la santé mentale, offrent aux patients une autonomie et une flexibilité accrues, révolutionnant le paysage de la thérapie. Cependant, malgré leur potentiel, certains patients n’adhèrent pas (ou peu) à ces nouveaux dispositifs, ce qui amène à s’engager dans des recherches pour comprendre les enjeux liés à l’engagement thérapeutique des patients.
En effet, l’engagement thérapeutique, mesuré par divers paramètres (p. ex., la participation aux séances, l’adhésion aux recommandations des thérapeutes, la motivation et la satisfaction des personnes soignées), est reconnu comme un prédicteur clé du succès des thérapies, qu’il s’agisse de traitements physiques ou mentaux. Au-delà du débat sur l’efficacité de ces nouvelles approches par rapport aux méthodes traditionnelles, qui impliquent uniquement une interaction en personne entre patient·e et thérapeute, il est impératif de comprendre comment ces approches novatrices influent sur la motivation et l’engagement des personnes soignées tout au long de leur parcours thérapeutique.
Les nouvelles formes de thérapies ont le potentiel de bouleverser les normes de traitement, mais il est essentiel de comprendre comment ces innovations interagissent avec les caractéristiques individuelles des personnes telles que leur personnalité, leur motivation intrinsèque et leur compréhension des enjeux thérapeutiques. Ce colloque adoptera une perspective de continuum vis-à-vis de l’utilisation de ces différentes approches pour mieux comprendre comment elles peuvent s’intégrer — voire s’articuler — de manière optimale dans le parcours thérapeutique des patient·e·s et ainsi favoriser leur adhésion.
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