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Rodrigue Sèdjrofidé Montcho : Université de Parakou
La redevabilité est devenue un concept en vogue en matière de gouvernance. Face aux défis en matière de protection sociale notamment des personnes vulnérables, les politiques sociales intègrent de plus en plus des pratiques de reddition des comptes aux fins de plus performance et de rentabilité sociale. Mais le processus d’assistance sociale couvent souvent des effets pervers surtout lorsqu’on est dans un environnement de positionnement des acteurs du secteur des personnes handicapées. Dans ce contexte, comment peut-on alors assurer la gouvernabilité de l’assistance sociale sans aliéner les acteurs bénéficiaires par la redevabilité ? A partir de l’expérience du PAIPH (Programme d’Appui à l’Inclusion des Personnes Handicapées), une analyse est faite pour apprécier les promesses et les incertitudes de la redevabilité aux fins de rompre avec les effets pervers de l’assistance sociale. Pour atteindre cet objectif, cette recherche de nature qualitative a mobilisé 60 personnes ressources avec des techniques d’échantillonnage par choix raisonné et boule de neige. Les techniques de recherche documentaire et d’entretiens individuels et collectifs sont utilisées pour la collecte des données. . Le modèle théorique de la recherche mobilisé est la théorie des effets pervers de R. Boudon. Les résultats révèlent que la redevabilité est une piste porteuse pour une meilleure gouvernabilité du secteur de l’assistance sociale.
La demande en services sociaux de base demeure un enjeu majeur dans plusieurs pays africains en raison de la persistance de la pauvreté (Banque mondiale, 2016). En effet, les États africains sont confrontés à un manque de ressources aux effets pervers qui révèlent des problématiques notamment en ce qui a trait à la rétention des forces vives des nations. À titre d’exemple, ces dernières années, des milliers de jeunes africain·es ont migré surtout vers l’Europe, mais aussi ailleurs en quête d’un avenir meilleur. Ce phénomène se consolide avec l’apparition récente de nouvelles voies illégales d’émigrations, toujours au départ de l’Afrique, vers l’Amérique du Nord, en passant par le Nicaragua ou même le Brésil. Que révèle l’intensification de cette migration illégale? Dans quelle mesure des politiques sociales efficaces peuvent-elles contribuer à ralentir, voire arrêter ces départs aux issues parfois macabres? Dans quelle mesure l’état des politiques sociales à l’échelle du continent africain participe-t-il à renforcer le désarroi des jeunes menant à la forte émigration clandestine?
Les politiques sociales concernent l’ensemble des dispositifs institutionnels d’action collective visant le développement social, la protection et les droits des individus au sein de la société (Jamot-Robert, 2006).
S’interroger sur le développement économique et social des pays africains sous l’angle des politiques sociales revient à s’interroger sur la place des États et des organismes communautaires, sur leur marge de manœuvre dans l’élaboration et la mise en application de celles-ci. C’est aussi s’interroger sur les expériences pertinentes conduites par les associations de la société civile.
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