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Josianne Robert : Université de Montréal
Issu d’une collaboration entre le Collège de Bois-de-Boulogne et la Faculté des sciences de l’Université de Montréal et le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys, le parcours Sciences humaine - Baccalauréat (SH-Bac) en éducation a accueilli sa première cohorte en 2019. Inédit, ce programme prévoit des cours spécifiques à l’éducation, un stage, des activités communes dont un portfolio dès le collégial, de même qu’une admission conditionnelle et unique, la substitution et le crédit de cours à l’université. De plus, des mesures de gouvernance ont été élaborées afin d’assurer sa mise en œuvre et sa pérennité. Enfin, dans une volonté d’amélioration continue du programme, une évaluation de son efficacité en lien avec l’engagement, la réussite et l’appréciation du parcours SH-Bac en éducation a été réalisée. Que retient l’équipe de cette expérience ?
Par cette communication, l’équipe propose de faire un bilan de la création à l’évaluation du parcours SH-Bac en éducation. L’intention de cette communication sera triple et vise à inspirer toute personne intéressée par le développement de parcours interordre cégep-université. D’abord, un rappel des objectifs initiaux et du programme sera présenté, suivis de la démarche et des outils développés afin d’en évaluer son efficacité. Enfin, à la suite des résultats obtenus, l’équipe proposera une revue de l’expérience, et ce, tant d’un point de vue éducatif, administratif qu’étudiant en plus de proposer des pistes de développement.
Voilà plus de trente ans que l’on appelle, au Québec, au développement de la cohérence interne ou horizontale des programmes en enseignement supérieur. Déjà, en 1988, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) recommandait que « le collège et l’université travaillent ensemble à la continuité dans un programme de formation, qu’ils coordonnent les objectifs de ce programme », de sorte que l’étudiant « se sente engagé, dès son entrée au collège [jusqu’]au terme d’un programme de premier cycle universitaire » (Conseil supérieur de l’éducation, 1988, p. 13). Cette volonté est réaffirmée en 1998 par la création d’un Groupe de travail sur la collaboration entre les collèges et les universités et réitérée en 2004 par le CSE quant à l’importance du développement de programmes de type DEC-BAC, au-delà même de la « bonne volonté » (Conseil supérieur de l’éducation, 2015). En 2021, la volonté ministérielle est sans équivoque : des pôles régionaux d’enseignement supérieur et un financement sont actualisés afin de promouvoir la collaboration interordre.
Ainsi, au fil des années, plusieurs types de parcours inspirants ont émergé. Jusqu’à tout récemment, le Ministère ne recensait ni les ententes, ni ne disposait d’aucune donnée liée à l’efficacité de celles-ci (Conseil supérieur de l’éducation, 2015). Une recherche documentaire démontre que les écrits semblent épars sur le sujet, comme le confirme Duhaime (2020). Cependant, ce dernier conclut que ce type d’entente semble avoir une influence positive sur le taux de persévérance en sciences infirmières.
Trois décennies plus tard, où en sont les établissements d’enseignement supérieur dans la mise en œuvre, mais également l’évaluation de ce type de collaboration?
Ce colloque propose de réunir les personnes expertes (professionnelles et chercheuses) en matière de parcours interordres et intercycles au Québec afin d’en saisir l’ampleur, mais également de faire émerger des constats, des bonnes pratiques en matière de collaboration, de concertation, de cheminement, de persévérance, de réussite étudiante et d’évaluation en vue de favoriser le développement et la mise en œuvre de parcours au service de la mission de l’enseignement supérieur.
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