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Jessica Neicun : Centre de Recherche du Centre Hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)
La recherche en santé auprès des membres des communautés autochtones présente plusieurs défis axiologiques, épistémologiques et méthodologiques. Ces derniers relèvent notamment du besoin d’avancer vers une meilleure connaissance des réalités autochtones qui permette in fine de leur assurer un accès plus sécuritaire et équitable aux soins de santé. Par ce biais, les résultats de la recherche devraient contribuer à la réparation des traumas historiques de la colonisation tout en créant des conditions pour une réconciliation entre les peuples autochtones et les institutions publiques au Canada. Dans ce contexte, cette communication présentera les principaux défis rencontrés lors de l’utilisation du storytelling comme méthodologie décoloniale pour la recherche impliquant des membres des communautés autochtones en situation d’itinérance à Montréal. Plus précisément, la communication tournera autour des questions telles que l’établissement d’un lien de confiance avec les participants à la recherche, la place primordiale donnée à la connaissance expérientielle, le partage des traumas individuels et collectifs ainsi que autour du rôle de l’expression non verbale (artistique) dans la communication des émotions. Elle abordera également les enjeux liés à la recherche auprès de personnes en situation d’itinérance. Enfin, la place des chercheurs non autochtones et les représentations coloniales que ces derniers véhiculent parmi par les communautés autochtones sera de plus abordée.
L’objectif de ce colloque est d’examiner les défis et les dilemmes auxquels les professionnels de la recherche et d’autres groupes sont confrontés lorsqu’ils effectuent des entretiens sur le terrain, en particulier auprès de populations marginalisées. Nous cherchons à créer un espace de dialogue interdisciplinaire pour remettre en question les présupposés, les méthodes et les pratiques de l’entretien (qualitatif ou quantitatif) afin de redéfinir son utilisation auprès des populations vulnérables. Nous proposons des échanges et réflexions avec des experts mais aussi des ateliers où nous invitons les participant·e·s à créer un espace de réflexion et de collaboration.
Partie 1 : Regards croisés sur la confiance et la vérité concernant l’entrevue
Discussion avec des panélistes issus de différentes disciplines :psychologie, journalisme, sociologie, travail social, science de la mise en œuvre autour de la question de la confiance (axe 3) et de la vérité (axe 4) dans l’entrevue. Quelle est leur place, comment se définissent elles ?
Axe 3 : La question de la confiance
L’idée de confiance dans la recherche n’est pas forcément partagée par les populations vulnérables méfiantes envers les institutions.
Le lieu et les conditions de l’entrevue influent-ils sur la qualité des données ?
Axe 4 : La question de la vérité
Les répondants nous disent-ils la vérité et est-ce important de la présupposer ou non ? Avons-nous à en juger ?
Partie 2 : Étude de cas et partage d’outils
Les participants seront divisés en groupes de travail de 10 personnes, dont un animateur et un rapporteur. Il s’agit au cours de cet atelier de partager non seulement des cas vécus mais aussi les outils employés, mis en place.
Session 2.1
Thématique macro 1 : 45 min
Pause de 20 min (Changement de groupe)
Session 2.2 : L’intervieweur vigilant
Thématique macro 2 : 45 min
Partie 3 : Regards croisés sur la place de l’entrevue en 2024
Résumé des ateliers par chaque rapporteur puis regards croisés sur la place de l’entrevue dans la recherche en 2024 ? Qu’est-ce que l’entrevue finalement ?
Titre du colloque :