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Gabriela Quintela : Columbia University
De plus en plus d’études suggèrent que le contact avec la nature serait bénéfique pour les apprentissages (Kuo, Barnes & Jordan, 2019). Cependant, les effets physiologiques de l’apprentissage au contact de la nature restent mal compris, en particulier pour les personnes de moins de 25 ans. Notre étude vise à décrire les effets de l’exposition à la nature sur le système nerveux. Nous avons effectué une revue systématique de la littérature via les bases de données Children & Nature Network, APA PsycNet, EMBASE et Medline. Au total, 25 articles recensés conformément aux directives PRISMA ont été retenus. Nous avons analysé les articles selon que les mesures aient été effectuées au repos ou lors de tâches cognitives ou physiques. Nous avons trouvé deux impacts principaux de la nature sur le système nerveux : dans les conditions de repos, l’exposition à la nature est associée à un état « détendu mais alerte » au niveau cérébral, ce qui suggère que les individus sont physiologiquement prêts à se concentrer sur des tâches exigeantes. Le second impact implique une association entre l’exposition à la nature et l’amélioration des fonctions exécutives et de l’attention lors de tâches cognitives, y compris l’inhibition et la mémoire de travail. Ces résultats soutiennent l’utilisation du nature-based learning jusqu'à l'âge de 25 ans, bien au-delà du préscolaire et du primaire. La communication proposée abordera ces résultats ainsi que leur implication théorique.
Les personnes passent aujourd’hui de moins en moins de temps en plein air et au contact de la nature, tendance qui semble être associée à l’augmentation de leur engagement dans les technologies basées sur les écrans (Oswald et al., 2020). Ce phénomène s’avère particulièrement préoccupant, car un contact déficitaire avec la nature au profit des écrans les priverait de retombées importantes sur les plans physique, cognitif et psychologique ainsi que d’occasions de développer une conscience environnementale (Kuo et al., 2019). Or, par l’éducation en plein air, les milieux éducatifs peuvent contribuer à augmenter le temps passé dehors, la santé globale, tout en contribuant à la réussite éducative des élèves (Mygind et al., 2019).
Sur le plan physique, l’éducation en plein air permettrait d’améliorer les aptitudes sensorielles (Yogman et al., 2018), de diminuer la sédentarité et d’augmenter l’activité physique d’intensité légère (Miller et al., 2021). Sur le plan cognitif, le contact avec la nature serait globalement associé à une amélioration de la mémoire de travail, de la créativité et des compétences d’autorégulation (Flouri et al., 2019; Johnstone et al., 2022). Sur le plan psychologique, le contact avec la nature aurait le potentiel de réduire les symptômes liés à l’anxiété (Coventry et al., 2021) et favoriserait le bien-être psychologique (Piccininni et al., 2018). Sur le plan environnemental, les contacts directs avec la nature permettraient de développer une attitude de respect et de responsabilité envers l’environnement (Kuo et al., 2019).
L’objectif du colloque est donc de brosser un portrait des recherches contemporaines menées par la communauté étudiante et associées à l’éducation en plein air, de la petite enfance à l’enseignement supérieur. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous paraît essentielle : Quels sont les bénéfices, enjeux ou limitations de l’éducation en plein air au regard de l’amélioration de la qualité des situations éducatives?
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